‹ Cendrillon comedie en cinq actesChapitre 31 sur 95 · MA DA · texte numérisé non relu

MA DA

C'est bien !

■; • ■' ^ ' MAiii’E. ^

Mamaïi, eal-ce que ça tè coritrarie?"

'■■"'' KiAfiAiHE FONTENAY.

Pas du tout, puisque je te donne à choislh

makie.

Tu avais peut-être envie, de rautre? , . .

madame FONTENAY. ‘ ’

Mais non, mais non. (a ju1i«u<-.) AllOUy, emportez cela; c’est convenu,- vous direz que l’on fasse celte robe 'pour moi, et les deux autres pour ces demoiselles.

BLANOHE, q»i regprd* U. joiifi:la roba.» * -,

C’est superbe! Cette étoffe.. . j’ai envie de la prendre: . '

MADAME FONTENÀY, vi»«ment. ^

Je ne veux pas!

BLANCHE

C’est bien, madame, ne vous fâchez pas.

MADAME FONTENAY. '

Tu vois bien que cette nuance-là ne saurai. aller., ayec tes cheveux blonds.

BLANCHE. ' ' ' ■ '

Alors elle irait bien avec les beaux ebéveux ivoirs du Marie.

MADAME FONTENAY

Eh! sans- doute, c’est pour cela que je lui conseülais'de prendre cette robe. < ’ , •

MARIE, 1 part, avec un tri»te tourire.

■Oui. («le 4>«nià fiirtmineat aoe larme, et prMÀ tout ntiiiAt uà anlm

*«ge.} Au fait, VOUS avez raison, ma mère, je n'al»is pao: *oDgé à cela. . . (Regardant l eodi*.) Oui... oui, OU dirait que cette étofle a été faite tout exprès poui' moi... ,

MADAME FONTENAY

Ohl Marie, il ne faut pas la prendre par complaisance.

MAHIE) releeaut let larmeB.

'. Hais,, non,' mantaii, je t'uaure-..' Elte' me plait, elle nie plaît beaucoup, et je... je n’eu veux pas d’autre» ^

■ M , CRNORILLaN *

, BLANCHE) mrtlanl l'ëtolTo lur (et bn< dr Juliette.

Eh bien alors, Juliette, tu as compris... [c'est la même chose que tout à l’heure, excepté que c’est tout à fait le ' contraire... Tout est pour le mieux. l^acconptgne.)

M ABIE, i part, avec du Unnea cootennei.

Oui, tout est pour le mieux... Manière et Blanche auront reir des deux sœurs, et moi, j’aurai l’air d'une étrangère,

' comme toujours.

. I CLAUDE, qni t’ért approché, à demi-voix.

Marie !

MARIE, le remettaot viveinont,

, Ah!. c'est VOUS, monsieur Claude, TOUS êtes en retard.

CLAUDE

Pardon. (Arw ioteotioo.) Je suis arrivé depuis déjà quelques instants... " ^

MARIE, troubler. ' -

Ah! (bi* aedétoomo.) \

> JUSTIN , <|«i ne la qniitail paa dei yeux, tout en coatinuant d’eaaayor coDTuhiTomoot ion aiiiotte, h part.

Elle a pleuré, je Pal bien vu. .. Voilà les coups d’épingle qui vont commencer... (En «oolaat «'eimyer let yo«i, il lâche ion a«fietle, qni tomba et la briae.)

MADAME FONTENAY, qai a'élalt approebéo de la table, prenant te livre

de Jnilio.

Qu’est-ce que c'est encore que cela ?

JUSTIN.,

Madame! c'est encore une assiette... (comprenant.) Ah! ça, mailame, c’est un livre à moi... un livre que...

MADAME FONTENAY

Une fois pour toutes, Justin, ayez la bonté de serrer x'os livres dans votre bibliothèque, (ehb le int jette.)

JUSTIN

Pardon, madame, je n’ai que celui-là... c'est... ^ "

MADAME FONTENAY

Allons ! servez ! (jiuietie lort.)

* Justin, Madame Fontenay, Blanche et Juliette,' au fond ; Marie et ClaiNie à dn^te. , . ■

Page 1