ACTE H
ÉLAÜÔE. . ■*!
Une très-grande,- madame, je VOUS le jarc. ^ .1
MADAME -P014TSNÀT.
Alors, je suis donc une mauvaise mèreî* • • v -
" cLAüDE. • ‘
Oh t non, madame, car je vou^ ai vue au chWet de Mai'ie quand elle était malade; mais... comprenez-moi bien; chez les enfants du pauvre, la préférence maternelle peut se trahir dans des choses toutes matérielles, dans un morceau de pain, que sais-je?... mais chez les enfants du riche, cette différence se fait sentir dans un baiser, dans un sourire, etellc n’en -est pas moins douloureuse, croyez-moi, pourl'enfant déshérité. — Mettez cent mille francs de plus, maâame> ' dans la dot de mademoiselle Blanche que dans celle de mademoiselle Marie, et mademoiselle Marie n’en éprouvera, j'en suis sûr, ni jalousie, ni regrets; mais... qun le soir, comme hier par exemple, mademoiselle Blanche s’endorme sur votre épaule, quant une minute avant vous aurez repoussé la tête de mademoiselle Marie qui voulait s’y poser, et mademoiselle Marie regagnera 'tristement sa petite chambre, et elle pleurei'a toute la nuit.
MADAME FOKTENAY, ud peu émiM.
Mais en vérité, mon cher monsieur Claude, je ne me rappelle pas le moins du monde... je n'ai pas remarqué..,
CLAUDE, vivement.
Oh! je VOUS crois, madame, mais elle l'a bien remarqué,
elle. (Toojoure reepeclaeasemeot, miii avec chaleur.) SongeZ-y, madame,
mademoiselle Blanche, elle, a un amour au cœur, vous ' n'étes déjà plus sa vie toute entière, taudis que Marie n’aime ■ que vous, vous qui êtes tout pour elle dans le monde, ici, partout; ce qu’elle cherche, c’est votre regard; ce qu'dUe attend, ce qu’elle espèie, c'est un doux souiire, ou une bonne parole de vous.
MADAME FOnTKHAV. ^ ^
Mois quand les lui ai-je donc refusés ?
CLAUDE, timidement.
Bien souvent, madame.
.,M I -Ui»
CENDKItLOiN
MADAME FONTENAV.
Allons, allons, vous me faites da chagrin à plaisir. - *
CLAUDE
Pardon, ma chère protectrice, mais c’est dans l'intéi*êt de votre bonheur à tous, du nôtre surtout... Je serais si malheureux que vous pussiez avoir des regrets dans l'avenir! car, voyez-vous, les préférences maternelles portent parfois malheiur è l'enfant préféré.
MADAME FONT EN A Y , avec ur looaTeneDt douloureux.
Ab ! monsieur Claude, c’est cruel ce que vous venez de me dire là... vous m'avez fait bien mal!... Me donner à entendre . que Blanche... que ma fille pourrait m'être enlevée parce que... Oh! c’est affreux! c'est affreux ! ^
> CLAUDE
Madame!... ^
MADAME FONTENAY, d’uo ton de reproche.
' Laissez-moi... vous m’avez fait mal, vous dis-jel