SCÈNE IX
CLAUDE, MADAME FONTENAY
MADAME FONTENAT.
Monsieur Claude, tout à l'heure, là, que vouliez-vous dire?
CLAUDE, tri»-retpectaeux. . v ,
Mon Dieu, madame... , . . »
MADAME FONTENAT. • -
Eh bien?
CLAUDE. 1.4
Eh bien, un mot seulement, madame... C’est donc bien ' vrai que ce sont les enfants qu'elles ont nourris que les mères aiment le mieux ?
§ MAD AME FONTENAY, etonnëe.
Qu’est-ce que cela signifle, monsieur Claude?
Cela signifie, madame, que 'c’est vous qui avez nourri mademoiselle Blanche, et que Marianne a été la nourrice de mademoiselle Marie. - ' ‘ <
' MADAME FONTENAT.
Croyez-vous donc que j’ate moins d'amour, de tendresse, pour Marie que pour sa sœur?
CLAUDE, t’eobardiniQt peu à peu.
Mon Dieu, ma chère protectrice, si je ne craignais de vous fâcher, j'oserais vous dire que cette préférence dont vous vous défendez se trahit à chaque heure... à chaque minute.
MADAME FONTENAY
Mais quelle différence ai-je donc faite entre mes deux en- ... tants?