‹ Cendrillon comedie en cinq actesChapitre 63 sur 95 · ACTE lif ■ ‘ M · texte numérisé non relu

ACTE lif ■ ‘ M

.«AKie.

Mais cc mari, puisqiie je n’aime' personuo, je ne' l’aime donc pas.

MADAME FONTENAY

Soit... Mais qui té dit que tu ne pourrais pas l’aimer un jour, puisque tu ne le connais pas? '

MARIE, avec effroi.

Maman, je ne veux pas le connaître... je ne veux pas le quitter.

MADAME FONTENAY, tréi-froide.

Tu ne permets même pas que je le nomme.

MARIE, Irembljnte.

Dame ! si tu le veux, maman...

MADAME FONTENAY

Allons, voyons, ne tremble pas, je t’en prie... c’est ridicule.

MARIE

le ne trçmble plus, maman.

MADAME FONTENAY

Ce n’est pas un vieillard que je te propose, c’est un homme dont l’âge irait très-bien avec le tien, et qui est tout auss bien que monsieur George... dans son genre...

MARIE

Ah ! mon Dieu!...

MADAME FONTENAY

yuoi?

MARIE

C’est monsieur Fontenav... Antoine...

MADAME FONTENAY

Eh bien, oui.

MARIE, avec effroi.

Oh ! maman ! maman ! je t'en supplie ! je t’en supplie !

Mais, enfin, qu’a-t-il donc de si effi ayant?

CEi^DUlLLON

MARIE, mdiae jei*

Ohl jo ne sais pas.'., mais ne l’aime pas, je ne raimclai Jamais.

MADAME FONTENAY, plus frnidcincnl encore.

C’csl bien, Marie... c’est bien, remettez -vous, je vous en prie.

MARIE

Oli ! voilà que tu me dis vous, maintenant, et c’est à cause de ce monsieur Antoine ! - ' - '

MADAME FONTENAY

C’est que je trouve que vous vous hâiez bien de le refuser.

MARIE, llmidsiticnl.

C’est qu’aussi, maman, tu t'es bien hâtée de me l’offrir.

MADAME PONTENAt. '

Ah! lu me donnes des leçons, Marie.

'* MA RIE, Spart. ^

Ce n’est pas Blanche que l’on aurait songé à marier ainst.

MADAME FONTENAY

Je croyais monsieur Antoine Fontenay capable de (e rendre heureuse, tu en penses autrement, c’est bien. Ce mariage mettait fin à un procès qui doit, indubitablement, vous faire perdre un million, à la soeiiir et à toi, tu ne veux pas que ce procès se termine à votre avantage à toutes deux, n’en parlons plus. (a Aoioinf! qui a reparn.) ’ Monsicui’ Antoine, je me suis prêtée à vos désirs, j'ai parlé pour vous à mademoiselle Marie, mais j’ai uiie> iiiauvaise nouvelle à vous donner. (Riant dn bout dei deni«.) Nous sommcs eu'plein Morvan, et mademoiselle Marie'a tracé sa croix dans les cendres.

ANTOINE

Comment, ma cousine? ** • '

MARIE, lrii-ba$. ' . ,

Je désire ne pas me marier, monsieur, (çonraoi i «a mernj qui remonte.) Mamau, maman, ne m’en Veüx pas.

' Antoine, Madame Fontenay, Mapie..^ .

** Antoine, Marie, Madame Fontenay.

. . ACTE.Iir

' MADAME FONTSHAY, [roi<lvmcnl n (c ilcgujcant.

Müiâ non, mais non. (voyant entrer cUnde.) Tiens, on vient voir si tu veux partir, n’est -ee pftsj monsieur Claude ?

, CLAUDE

Oui, madame, monsieur George et mademoiselle Blanche , , • .

me suivent. (Oeorge et Ulancbr rentrent pir la drsite.— Jnttin parait an fond, il eM en coatome de groom.)

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