ACTE lif ■ ‘ M
.«AKie.
Mais cc mari, puisqiie je n’aime' personuo, je ne' l’aime donc pas.
MADAME FONTENAY
Soit... Mais qui té dit que tu ne pourrais pas l’aimer un jour, puisque tu ne le connais pas? '
MARIE, avec effroi.
Maman, je ne veux pas le connaître... je ne veux pas le quitter.
MADAME FONTENAY, tréi-froide.
Tu ne permets même pas que je le nomme.
MARIE, Irembljnte.
Dame ! si tu le veux, maman...
MADAME FONTENAY
Allons, voyons, ne tremble pas, je t’en prie... c’est ridicule.
MARIE
le ne trçmble plus, maman.
MADAME FONTENAY
Ce n’est pas un vieillard que je te propose, c’est un homme dont l’âge irait très-bien avec le tien, et qui est tout auss bien que monsieur George... dans son genre...
MARIE
Ah ! mon Dieu!...
MADAME FONTENAY
yuoi?
MARIE
C’est monsieur Fontenav... Antoine...
MADAME FONTENAY
Eh bien, oui.
MARIE, avec effroi.
Oh ! maman ! maman ! je t'en supplie ! je t’en supplie !
Mais, enfin, qu’a-t-il donc de si effi ayant?
CEi^DUlLLON
MARIE, mdiae jei*
Ohl jo ne sais pas.'., mais ne l’aime pas, je ne raimclai Jamais.
MADAME FONTENAY, plus frnidcincnl encore.
C’csl bien, Marie... c’est bien, remettez -vous, je vous en prie.
MARIE
Oli ! voilà que tu me dis vous, maintenant, et c’est à cause de ce monsieur Antoine ! - ' - '
MADAME FONTENAY
C’est que je trouve que vous vous hâiez bien de le refuser.
MARIE, llmidsiticnl.
C’est qu’aussi, maman, tu t'es bien hâtée de me l’offrir.
MADAME PONTENAt. '
Ah! lu me donnes des leçons, Marie.
'* MA RIE, Spart. ^
Ce n’est pas Blanche que l’on aurait songé à marier ainst.
MADAME FONTENAY
Je croyais monsieur Antoine Fontenay capable de (e rendre heureuse, tu en penses autrement, c’est bien. Ce mariage mettait fin à un procès qui doit, indubitablement, vous faire perdre un million, à la soeiiir et à toi, tu ne veux pas que ce procès se termine à votre avantage à toutes deux, n’en parlons plus. (a Aoioinf! qui a reparn.) ’ Monsicui’ Antoine, je me suis prêtée à vos désirs, j'ai parlé pour vous à mademoiselle Marie, mais j’ai uiie> iiiauvaise nouvelle à vous donner. (Riant dn bout dei deni«.) Nous sommcs eu'plein Morvan, et mademoiselle Marie'a tracé sa croix dans les cendres.
ANTOINE
Comment, ma cousine? ** • '
MARIE, lrii-ba$. ' . ,
Je désire ne pas me marier, monsieur, (çonraoi i «a mernj qui remonte.) Mamau, maman, ne m’en Veüx pas.
' Antoine, Madame Fontenay, Mapie..^ .
** Antoine, Marie, Madame Fontenay.
. . ACTE.Iir
' MADAME FONTSHAY, [roi<lvmcnl n (c ilcgujcant.
Müiâ non, mais non. (voyant entrer cUnde.) Tiens, on vient voir si tu veux partir, n’est -ee pftsj monsieur Claude ?
, CLAUDE
Oui, madame, monsieur George et mademoiselle Blanche , , • .
me suivent. (Oeorge et Ulancbr rentrent pir la drsite.— Jnttin parait an fond, il eM en coatome de groom.)