‹ Cendrillon comedie en cinq actesChapitre 62 sur 95 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

MADAME FONTENAY, MARIE, ANTOINE, au fond.;

. Marie ed en coatnan d'amazone. ' • ' '

MARIE

Tu me demandes, maman îj . ^ <

MADAME FONTEN AY. •

Oui. . .

. .. , MAaiR. • i- , , -, >./ .•

Me voilà. , ' .

MADAME FONTENA Y, aiiei.pmbarraM^ A MO (oar. ‘ v .

Écoute!... Voyons comme ty es habillée.

MARIE, se retouroiiBl, .

Tiens,' maman. ..

MADAME FONTENAY. '

Mais, tu as mis ton chapeau de travers !

, . IJAai^ jojrenie., , , . ? '

Rarrangc-lc-mpi. ^ ^

' ACTE lll . 7*

UADAMB FONTENAY.

Quelle ebt cette cravache que lu as là? , . -

^ MARIE

C'est celle que j^ai toujours, maman.

MADAME FONTENAY

Hais, elle est affreuse!.*.. Tu demanderas la mieQue à Justin. “ ‘

MARIE^ joyeiMe*

• A *-rj

Tu me Ift' prêtes?

*'•' MADAME FONTENAY

Je te la donne.

^ MAKIE.

Oh ! merci 1 (Elie batte Ici ii)aint de ta mèr«.)

MADAÜIE FQ^TETtAT, touiouri embarraitée.

Dis-moi, Marie !... Tu vas élrg un peu étonnée sans doute de la question que je vais t’adresser ainsi tout à coup...

Moi, maman? ^ “ > v

MADAME FONTENAY, t’efforçanl de rire.

Tu vas* trouver que l’on agit ùn* peu... cavalièrement. (Bi*oi.)Le costume que tu portes en ce moment, rendra peutêtre moins sévère mademowello Marie Fontenay.

MARIE, iroiiblde, malt tanriant, • -'f

Je ne te comprends pas du tout, maman,

• MADAME FONTENAY» ' ' ' U'-lJ .

En tout cas, il ne faudrait pas m’en vouloir... On m’a, mis... (riaoi) le couteau sur la gorge, çomotej apr^ tunt* la décision doit être respectée...

, MARIE. . ,

Mon Dieu, maman ! tu me fais peur ! l

MADAME, FONTENAY

, Eufactl 1... {EHal’entbcatiA.) ^ - -, , .

M AR I E, atec joie. , .

Ah! me toU 4 fassuréet s - ,

^ MADAME FONTBNAjr.. . '

Maiie, lu n’as pas encore pensé à te marier?

CENOKILLON

St

' MARIE

Non, marna».. . jamais. ' .

MADAME FONTENAY

Et... s’il se présentait pour toi un parti avantageux? '

MARIE

Ah ! voilà ma peur qui me reprend ! . ,

MADAME FONTENAT, calme.

Voyons, ne faisons pas d’enfantillages, etdcoute-inoi..^ tu auras toujours, je le répète, la latitude de refuser.

MARIE. . . ' '

Oui, mais en me disant cela, ton regard n'est déjà plus le ' même.

MADAME FONTENAY

' Ah ça ! cs-tu folle? et veux-tu me laisser parler?

MARIE, tremblante.

Oui, maman.

MADAME FONTENAY

. Je te le répète : s'il se présentait pow toi un parti avantageux, le refuserais-tu?

MARIE. ,

Mais, maman, pourquoi m’éioigner de loi?

(}ai le parle de cela?

Z' ■■ ■ ' MARIE, l'ealegrant de les bne.

‘ Je ne veux pas te quitter. '

MADAME FONTENAY

Mais un jour ou l’autre, il le faudra bien. Vois ta sœur, elle se marie...

MARIE

Ôh ! c'est bien différent ! Elle aime quelqu’un, et je n’aime que toi. '

MADAME FONTENAY, au poa pins aiebement.

Ce sont des mots, ton mari ne té défendrait pas de m’aimer. ' ■

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