SCÈNE
MADAME FONTENAY, MARIE, ANTOINE, au fond.;
. Marie ed en coatnan d'amazone. ' • ' '
MARIE
Tu me demandes, maman îj . ^ <
MADAME FONTEN AY. •
Oui. . .
. .. , MAaiR. • i- , , -, >./ .•
Me voilà. , ' .
MADAME FONTENA Y, aiiei.pmbarraM^ A MO (oar. ‘ v .
Écoute!... Voyons comme ty es habillée.
MARIE, se retouroiiBl, .
Tiens,' maman. ..
MADAME FONTENAY. '
Mais, tu as mis ton chapeau de travers !
, . IJAai^ jojrenie., , , . ? '
Rarrangc-lc-mpi. ^ ^
' ACTE lll . 7*
UADAMB FONTENAY.
Quelle ebt cette cravache que lu as là? , . -
^ MARIE
C'est celle que j^ai toujours, maman.
MADAME FONTENAY
Hais, elle est affreuse!.*.. Tu demanderas la mieQue à Justin. “ ‘
MARIE^ joyeiMe*
• A *-rj
Tu me Ift' prêtes?
*'•' MADAME FONTENAY
Je te la donne.
^ MAKIE.
Oh ! merci 1 (Elie batte Ici ii)aint de ta mèr«.)
MADAÜIE FQ^TETtAT, touiouri embarraitée.
Dis-moi, Marie !... Tu vas élrg un peu étonnée sans doute de la question que je vais t’adresser ainsi tout à coup...
Moi, maman? ^ “ > v
MADAME FONTENAY, t’efforçanl de rire.
Tu vas* trouver que l’on agit ùn* peu... cavalièrement. (Bi*oi.)Le costume que tu portes en ce moment, rendra peutêtre moins sévère mademowello Marie Fontenay.
MARIE, iroiiblde, malt tanriant, • -'f
Je ne te comprends pas du tout, maman,
• MADAME FONTENAY» ' ' ' U'-lJ .
En tout cas, il ne faudrait pas m’en vouloir... On m’a, mis... (riaoi) le couteau sur la gorge, çomotej apr^ tunt* la décision doit être respectée...
, MARIE. . ,
Mon Dieu, maman ! tu me fais peur ! l
MADAME, FONTENAY
, Eufactl 1... {EHal’entbcatiA.) ^ - -, , .
M AR I E, atec joie. , .
Ah! me toU 4 fassuréet s - ,
^ MADAME FONTBNAjr.. . '
Maiie, lu n’as pas encore pensé à te marier?
CENOKILLON
St
' MARIE
Non, marna».. . jamais. ' .
MADAME FONTENAY
Et... s’il se présentait pour toi un parti avantageux? '
MARIE
Ah ! voilà ma peur qui me reprend ! . ,
MADAME FONTENAT, calme.
Voyons, ne faisons pas d’enfantillages, etdcoute-inoi..^ tu auras toujours, je le répète, la latitude de refuser.
MARIE. . . ' '
Oui, mais en me disant cela, ton regard n'est déjà plus le ' même.
MADAME FONTENAY
' Ah ça ! cs-tu folle? et veux-tu me laisser parler?
MARIE, tremblante.
Oui, maman.
MADAME FONTENAY
. Je te le répète : s'il se présentait pow toi un parti avantageux, le refuserais-tu?
MARIE. ,
Mais, maman, pourquoi m’éioigner de loi?
(}ai le parle de cela?
Z' ■■ ■ ' MARIE, l'ealegrant de les bne.
‘ Je ne veux pas te quitter. '
MADAME FONTENAY
Mais un jour ou l’autre, il le faudra bien. Vois ta sœur, elle se marie...
MARIE
Ôh ! c'est bien différent ! Elle aime quelqu’un, et je n’aime que toi. '
MADAME FONTENAY, au poa pins aiebement.
Ce sont des mots, ton mari ne té défendrait pas de m’aimer. ' ■