CE^»R^LLON
GEORGE) qtii aeolesita'.* ^
CLAUDE, bu.
Oh ! VOUS me défendrez, n’est-ce pas, monsieur Claude* ?
CLAUDE , bal. " ' , '
Oui. ‘ •
GEORGE , A part.
Et moi, aussi.
ANTOINE, bai A Maria, d'uo ton laxé, * .. >
Si V
C’est votre dernier mot, cousine ? , . - .
MARIE
C'est mon dernier mot. monsieur.
ANTOINE, da oiAme.
Vous avez tort.
BLANCHE
Allons!... partons; viens, Marie.
MADAME FONTENAY, A JtiiUo.
• Les chevaux sont-ils bien selles, Justin?
JUSTIN
Oh! oui, inadanic... Je les ai sanglés! sanglés!... Ah! je ne voudrais pas être à leur place.
MADAME FONTENAY
Je veux vous voir partir.
C est cela... (eIIc pnod le bras de U mère.)
MADAME FONTENAY, l'embraisaal.
Ne fais pas d’imprudence! (a G«org«.) Vous veillerez bien sur eHe, n'est-ce pas ?
GEORGE, appiiyaut.
Sur elles deux, oui madame, (it offre ton bru a Marie.) madame FONTENAY.
Merci!... (ob le lalue avec Aotoiiie et toai deicen-leut l'eiealier du U (errasie et disparaiiacnt peu A peu... Aaloiae al Claude reUeal leuli.)
* Antoine, Marie, Blanche, Madame Foot^ay, George, Clswie.
i • ACTE l Il
... ... ^ .. SCÈNE Xl
ANTOINE, CLAUDE. (ci.od« Ta au fond, regarde' la cavalcade s’éloigaer et lui envoie tm dernier adieu de la Aain... Fendant ce tempe, Autoine, le chapeau rabattu sur les >eux, marche avec agitation.)
ANTOINE, A lui-mèoie, d'’uu ton redevenu brutal. .
f Voyez- VOUS ça, mamz'elle lafiérotte!... G est mon dernier mol... Nous verrons bien, si ce sera aussi le dernier de sa mère.. .Elle tienlà son petit million, c’est-à-dire àmon petit million, matante. (Avec convoitiM.) Un million!... ce n’est pas l’embarras, je suis pas mal bêle, tout de même, moi, de payer si cher deux beaux yeux et... Eh bien, oui, mais c’est que ces deux yeux-là,je les vois sans cesse depuis cinq jours...
Je ne dors {dus, je ne mange plus, je ne bois plus... (A|irè*uo i«nps.) Pourquoi qu’elle me refuse, je vous le demande?...
Je ne suis pas laid, je suis bel homme. 11 y a quelque chose là-dessous; je le saurai.
' CLAUDE, i lai-mèmn.
Ils sont déjà loin, et madame les suit encore des yeux... (se retooroant.) Ah! monsicur Âiitolueest encore là.
ANTOINE
J’ai mon idée!... Dites donc, monsieur Claude, mon garçon est allé avec la carriole faire une commission pour moi au village, je ne peux pas partir encore,et,en attendant que la voiture revienne, je voudrais bien causer un peu avec vous.
C L A U D E, froidemeiit.
A VOS ordres, monsieur.
ANTOINE
Mais je vous avoue que la route m'a altéré, et que je goûterais volontiers le vin de ma tante.
CLAUDE
Vous allez être servi, monsieur, (ii iodoc.) .
ANTOINE, A pari.
Le vin le fei-a jaser.
. . CLAUDE, A OD domeUique.
Apfiortez ici des biscuits et... ’ '
CENDBiLbOEI
8<i CËNDBlLlrOR ’ -
ANTOINE
l'ne bouteille de Poniard, mon garçon, je n'ea bois pas
d’autre, (l. Dom^titiqiie .ion tl reyû'Ot presqa. «aMitôl kTçc e* 'tu’on M ■» driuaude. ll> «'tMeyeot à I. Uhia, s’tn Ma 4 » UmiImmiiim.) Ahi-IUa foi 1 monsieur Claude, j’ai bien espéré un moment que néus allions pouvoir devenir bons amis, et qu’il ne serait plus question de procedure entre nous..', mais il n’y a pas eu moyen. (vemaBi.) Quoique ça, vous ne refuserez pas de «|uer avec moi, n'est-ce pas? ,
ci-AiDt. ‘
'Pardon! mais je ne bois jamais de vin... - . ^
ANTO^^E, coaluntL , t
Ai)!... à votre aise; mais c’est égal, si l’oa ne vous connaissait pa.s...
CLAUDE
Eh bien?... , v
ANTOINE
Eh bien, TOUS savez le dicton; «Tous les méchants sont buveurs d’eau, c’est bien 'prouvé par le déluge... a A votre santé! (ii boit.)
Je croyais, monsieur Antoine, que vous désiriez causer nvec moi.
ANTOINE, ri«U.
<' Eh bien? Est-ce que nous ne causons pas? '
'' ' CLAUDE
Mais... ’
ANTOINE
Il y a bien longtemps que vous êtes dam la maison de mon oncle, n’est-ce pas, monsieur Claude?
N CLAUDE. '• •’
11 y a quatorze ans> monsieur. " ‘ ' ' '
ANTOINE
C’est un joli bml; et à cette heure; voos êtes quasi plus parent de ma tante et do mes cousines, que moi-même.
CLAUDE. ' '
ün me traite en effet, monsieur, comme si j’avalé l’hoo-'/ neur de faii-e partie de la famUle. < .