‹ Cendrillon comedie en cinq actesChapitre 84 sur 95 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MARIE, ou Instant seule, puis GEORGE). (Marie est dans le plus grand désordre; en entrant, elle court au premier vêtement qu’elle aperçoit : e'est oae sortie de bal de couleur voyante. Marie la rejette, et semble chercher antre chose autour d’elle.) ' , . '

MARIE, pendant ne jeu de scène, d’une voix tremblante, mais sans larmes.

Oh! non... non... Je n’cpousei-ai pas cel trtJînïne ! je ne l’épouserai pas... Blanche a besoin d’une dot, on lui donnera la mienne... (s'enveioppaDt danv une mnoie noire.) Demain, je n'en aurai plus besoin... (eiu va pour sortir par la porte, à gsuchc,' mais elle s'arrête, court à un meuble qn’el)c ouvre, et en retire un bouquet faué- L’embrassant.) Chèi’cs petites fli'Ui’s sauvages ! précieux souvenir d’une soirée de bonheur... venez... (Avec égatoment.) Venez revûi)' les bords où je vous ai cueillies!,.. (EUp v« s’éiancor au

dehors. George parait à la porte de gauche.) v

' - GEORGE

Marie!,., (il refamui U porte.) OÙ alUoz-voiis? où couriezvous?... Dites?... Parlez, Marie... ParUz-moi donc!... Vous

* George, Marie.

Ht.-

CKPiDHlLLON

voiilifz iiKiuiit ?... ^e me dites pas non , j’en suis sûr! U'ailleuis, je sais pourquoi... J'ai tout conipiis... monsieur Antoine... Ce mariage, n’est-il pas vrai?... Mais, vous ne mourrez pas, enfant... folle ! (Tout en parlant, il a retiré à Uarie sou n^iutclet. Slarie s' est laisse faire maehinalement. — George, très-ému.) EcoUleZ,

Marie... Moi aussi, j'ai eu tout à l’heure là, une explication avec votre mère... Quand je dis une explication, non, car je ne pouvais, car je n'osais rien dire... Aussi, je ne veux pas me retrouver une seconde fois, vis-à-vis de votre mère,

' dans une position aussi fausse, aussi ridicule ! je veux pouvoir lui avouer franchement... Et, apres tout,* si je me suis détaché de Blanche pour me tourner vers vous, c’est sâ faute! Je vous l’ai dit... ou, du moins, je l’ai dit à un autre; je ne peux pas voir pleurer, moi!... Eh bien! Blanche riait sans CCSS3, et vous, vous pleuriez toujours... Voilà pourquoi

je ne l’aime plus, et pourquoi je vous aime!

Oui, une fois, déjà, vous m'avez parlé ainsi, je m’en souviens... Mais, à Votre tour, George, souvenez -vous, qu'à ma prière, vous m’avie* juré...

GËOKGË. , ,

Oui, je voiis avais juré de ne m’occuper que de mon bon- ' hevu, et de ne plus me soucier du vôtre... Eh bien! ce serment-là, je n’ai pas la force de le tenir!

MARIE

Monsieur George ! ,

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