GEORG K
^ Ah! •on veut vous marier de force àce monsieur Antoine ?. . . Eh^bien, nous verrons!... Lui, d’abord, je le tuerai!...
MARIE. ‘ ,
Oh!..: .-
- . . . > GEORGE. ‘ • ■ ■
! Etpuis après, j’épousèrai sa veuve... C'est-à-dh'e je vous épouserai !,.. * , *
MARIE
. Mais, vous êtes iou. George ! El ma sœur?. . . * ' ■
GEORGE.. • -
Je TOUS dis que je ne l’aime plus!... et quand je l'aimei’ais
encore, j« m> l'épt usciuis pas, loul de ujèta;.-.. Kllc osl heu* icuse, elle n'a pas besoin de moi!... Tandis que vons,piimTé, petite! vous êtes toute seule, sans ami, sans protecteur... Eh bien! je serai le vôtre, moi! je serai à. la fois votre pè4e, votre frère, voti'e mari!... . “
MARIE. ' , , ,
Oh ! George! ne parlez pas ainsi... je vous en conjure!
GEORGE
Oh! je nVeoute rien, mon parti est pris!... C'est vous'qui' serez nia femme, car c'est vous seule que j’aime ! ' ' ’ .
MARIE^ à VOIX baue. ^
U y a quelqu’un là... J’ai entendu coimne un soupir... c’est ma mère, ou Blanche peut-être... Vous m’avez perdue! iUlez-vous-en !
george.
Mats vous ne m’avez pas répondu , Marie, vous consentirez, n'est-ce pas? ’ '
MAR I E
Allez-vous-en, au nom du ciel! allez-vous-en! (eu i>ariaoi
atosi, elle a poussé George vers la porte dn tuad. Au monieut où elle se referme sur lui, celle de droite s’oavre et madame Fontenay parait.*)
MADAME FONTEKAÏ,àelle-même.
Oh! mon Dieu! mon Dieu!... (Elle arance lentement vers Marie, qu'elle regarde fixement.) -
MARI E, à part.
Ce regard... (n’une rnix Ir.'mManle. ) Ma mère J...'
■M A D A M E F 0 N T E N A Y, la rogardant toujouii.
Laissez-moi! laissez-moü...
MARIE, k part. ''
Oh ! je ne m’étais pas trompée!... (eu* sort par la droite.|
’ MADAME FONTENAY
Elle! la rivale de Blanche! de sa sœur'..- voilà le seeret qu’il n’osait me dire!... sa rivale!... '
. JL ST IN , au fond.
La voiture de madame 1 (n ion par re fond. Entre BUDche par u
* Marie, Madame Fontenay. , . . ..
CEiN’DKlLLüN
droite; «Ile est prèle i partir: en entrant, elle aperçoit &a mère et vient au* prè^d'elle Mas en être entendue.*
MADAME FONTENAT.
Oh ! mon Dieu ! mon Dieu ! (eiu pleure.)
B LANG HE J te pencluDt vert ta mère.
Des larmes!...
. M ADAME FO NTBMAY. - - , -v
Blanche 1
BLANCHE
Qu’as-tu donc? pourquoi pleures-tu, dis?... Ah! je devine, ce que je soupçonnnis... George t’a avoué qu’il ne m’aimait plus, n’est-ce pas? 11 est déjà parti?
MADAME FONTENAY
Non, non... Mais vois-tu. Blanche, il se présente des obstacles... peut-être te faudra-t-il oublier...
BLANCHE
Oublier... qui?
MADAME FONTBN AY.
Monsieur. . . Geoi^e !...
BLANCHE
Oublier George, moi?... Mais je ne le pourrai plus, maman... je ne le pourrai plus...
MADAME FONTENAY, tonlant la câliner.
Blanche! ma hile!...
BLANCHE
Ainsi, c’est fini... bien fini!... George! (suiroqnèe.) Ah! j’étouffe! j'étouffe!..,
MADAME FONTENAY, appelant.
Au secours!,.. (Bile tonne.)
BLANCHE, criant.
Maman ! maman !... (Elle tombe dans les bras de sa mère. Marianne et Claude accourent.)
MADAME FONTENAY, comme folle.
Vite, un médecin! un médecin!... Blanche se meurt!...
(Claude s’élance au dehors. Madame Fouteuay et Hariannc soutiennent Blanche. Le rideau baisse.)
' Madame Fontenay, Blanche. • - .
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