ACTE
madumej n’aurail Jamais songé ù dépouilkr ses deux nièces au proiilde ce neveu-lâ.' . .. ;
Je le crois; maisie testament est là,
' , MARIANNE
Cinq cent mille francs dans la corbeille de inar-iage.de chacune de nos demeiselles, avec les trois cent mille francs que madame y met déjà, c'eût été gentil, pourtant. — Oh 1 ♦
U ne faut pas abandonner le procès, monsieur Claude.
, CLAUDE
Oh 1 si je n'avais pas cette tâche à remplir, je ne resterais , pas longtemps ici. "
MARIANNE. '
Que dites-vous ? • . • ^
CLAUDE
Je dis , ma bonne Mai'ianne, que ce devon* une fois ac- ; compli, il me serait impossible de continuer à manger un pain que je ne gagnerais plus du teqt... Je partirai... je finirai par où j’aurais dû commencer... Je sei*ai maître d’éeole dans un pauvre petit village, après avoir passé quatorze ans de ma vie dans un riche château (avec emouon), et je ne reverrai plus jamais, sansdoute, ces deux êtres que j'avais ^ appris à chérir... Je les aime tant!...
MARIANNE. < '
Mais pourquoi partir? Quand elles se marieront, vous pourriez tout natiu^llement...
CLAUDE. '
Rècommenctr un jour, pour leurs ei>fants, ce que. . . («j'iim Toi^ Ànao.jNon, DOn, je ne pourrais plus. (Se remeUant aiiuUôt.) Je suis trop vieux. - '
Trop vieux? vous n'avez pas trente-quatre ans. ■ • „
CLAUDE
Oh ! c’est égal. J’ai beaucoup vieilli depuis deux années.
MA RIANNE, Tiant.
Oui, oui; oh! vous êtes un vieillard bien respectable, (uie eu remoBiée.) Oh I mon Dieu ! encore la pluie ! et Marie ne rentre pas... L’imprudente enfant!. . 1 . ' ' ■
CENDUILLON
‘ CLAUDE, i («art. ' • ' '
Ofi! oui, luen imprudente!... quand je songe à toid à l’heure... Ah! c’est elle.
MARIAMME. • ■ .
Vous croyez?
CLAUDE
Oui, j’entends le bruit de ses pas. ......
En effet... la voilà. y