‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 11 sur 80 · AIDE-TOI · texte numérisé non relu

AIDE-TOI

LE CIEL r AIDERA.

kXnL CITOYENS E-Ç AUX ÉLECTEUR$,

. U y a d^un mois, la France apprenait chai^ue ,iDs^tm de quelle maQÎére ses ministres la gourarn&xt* S^itinelles vigilantes et dévoMéés ^ les.&uîilès indépe/idani^s de Baria et des département nous tenaient incessamment en garde contre les pièges ' de l'autorité, hous rappelaient nos droits, nous avertissaient de nos devoirs. Certes elles ont bien mérité de la liberté et de ses amis; mais il faut le dire œpènd^^t , cette publicité commode et vétg^Uèr6 n'était pas sans périls ; elle nous aecoutumaît à attendre qu^. la Mérité vint nous trouver , ^ans jamais &ire poor la ceoaquérir ni e£fort» ^i saçrigises ; ip^truÂts par elle chacun au cûâh de nos (ayers ^ noi^ aj^^niqn^ à nous passer les i»n^ des mtfi^ ^ ^ re^n .da^s.nQtire isolement: viom per-

le pcHrôniwfe

KÇDceoa SCS pbÎBn; cslir cflriiHfiê qa fitf se cfaerchcy q^s'oB se cnusût^ qpVm se rnmit, qo^cMB s*a»ocieu La BAtÛDM trooiant diBs les jour» BOOK iks ■■■wlilirin I fiiUes, des a^ocHs toojoorsprvis, s était peu à pen reposée sor en seuls da soin de ses aflEikes^ Us édûaient ropirnoo, il tA ^ïaJ^maMsiknefcififiaimtpas les mocors politiques; ils gmwwMÎcnt nos langs de nooTdles recrues, mais ils fÛEsaicnt de nous des soUpits sans ardeur et sans disdplîne. Anjonidlmi tout est .cUangé: noos ne les aroiis pins œs diampions zélés 9 ces échos quotidiens! noos n'arons qae nous-mêmes. Si dcmc nous ¥oolons conserver les débris qui noos restent de ces droits si glorieusement conquis, il y a quaruite ans, par nos pères, si noos Toulons entourer* de qudqœs garanties nos biens et nos personnes , créons une publicité nouvelle, une publicité qui soit notre ouvrage; Ainoas-Hoiïs, ls cm. sous aibeba.

n n'en faut pas douter, le ministère a compté sur notre insouciance et notre apathie; il ne nous eut pas offert l'occasion de ranimer notre vie politique, s'il nous eût cru capables d'en profiter. Il s'est imaginé que , privés de la tutelle des journaux , nous allions renoncer à faire valoir nos droits nous-mêmes , et nous livrer à sa merci muets et sans défense. Grâce à Dieu, ses espérances auropt ' été promptement déçues. A peine avait41 enchaîné la presse jpériodique , que quelques v<mx géoét^u-

(3) , ses se sont ^evée^, et ont troublé te silence qu'il

voulait faire régnet* d'un bout de la FrantQ à l'autre. Mais ce .qui vaut mieux encore que ces tentatives isolées/ ce qui doit nous îns][>irer toute confiance dans l'avenir^ c'est que le mot assogia- TiOBT n'a pas. été plutôt prononcé, qu'il s'est présenté en foule des volontaires de tous les rangs et de tous les âges^ demandant à être enrôlés. Déjà une société s'est formée, qui compte dans son sein des pairs de France, des noms illustres, des talens éclatans; et voici qu'à ce noble eitemple'; d'autres amits de la liberté-, la plupart obscurs, et n'aspirant à lutter que de zèle avec leurs devanciers^ viennent de^ se réunir et de pourvoir aux frais de nombreuses publications. C'est en leur nom, c'e^t sous leur dictée que nous traçons ces lignes et que ' nous prenons l'engagement de faire parvenir désormais au ptd^ic tous les avis, tou5v les docunieiis utiles et importàns dont la publication aura ètéintèfdtee aux journaux censurés.. •

Oa dit qu'un de nos' ministres parlait dernière* ment ainsi "k f un de ses fidèles : « Pourvu que nous « marchions à petits pas, nous irons jusqu'où nous . « voudrons. Il est bien vrai que- nos ennemis sont «vingt contre un, et même leur nombre s'acôroit '«chaque joâr : mais ils n'en savent rien; ils ne se « coinrAissEirT , ni ne s'£9T£nbent. »

Remercions M.^ le comte de Corbière dé cette instruction cffaarttable : il a raison : toute puissance est faible à moins que tTêtre unie. Mais s'il ne s'a-git que de se connaître 'et cfe s'entendre, l'entre*

mMc ttfr'cflte 4ébc ao^deoflBB Jb iras finvcft? fliV a^il «efi Fraax% ^œ les pèms àt JéffiB 4fm pais'*^ ftenH omncber it %xb Iméè. cwwmHPi w^f!ft fittscmlilé 'Cft iaftroMMBFie ? Pour gnv&e affiBoiCMikMi masse et proflpre ^ Caiaft^l âe^onte néonsitë tfse sesatum-

fides^ ces iDtcBftioatf SDpBres? Anss de la H^crté, ae poinrans-aons être aov^ parce qae vtiÊre cnae

c^ ociAe et «ante? lile poawoas-aons éfre liea*

Mox ctibfte, parce que ao» amatt ks plus

Saas «toute le pays ea est caoave à an apptenea £ût daaaicialMms ; aa» ïa bien apprâ ea qoelques seaaôaesrartde^ramcrerEuropeeB** tière ocnijnrae coatte Im^ aon-tfil beîoia de pka de teaips pour apprendre à s'ot^aaiter eostm la oeâsure? li ne %9pt kt ai d^aasociatioas secrètes ^ ni de complots ténébreux; il n'y à^ ai complica* fions ni mystères; le but est 1^^^ à <|aot boa le secret ? quelqu^ombrageuse qoe soit notre légiala*» tion, elle ne nous interdit pas le droit de laiw des iouscrîplibns : oti souscrit tous les jours pour ré« parer un désastre ; on souscrit pour pid^lief* un li** Tre : or où est la loi qui défend à tous les fcaidateurs. d'une souscription de se .concerter pour surveiller Teinploi de laurs fonds? Fuissiez-YOus donc mille,, vous pouvez vqUs rassembler pourvu que ce ne soit ni touà les jours tu à des jfwrs mçTfià^'>{v\ £b bien! voilà Vètre d«i0GÎifti(m kxmé%y

(i) Gode pénal» article agi.

(8) rms rôSk eiitrëâ dans k tie politique^ tous vôu9 cfotinaissezi, voti^ vmis entende».

• 'tôuteibis , afin d'éviter à coup sûr tout démêlé avecle Code pénal et lô pi^cui^eur du roi , ne roufe msâemblèE qu'une toi») li'etidtes qu'un seul jour eoinme Moiétsiff es $ et redevenant ausëitàt siàlpletf sooteriptenra , ne- laîasez sufallater d'autre^traee de -votre société qU'unerénniod de. vingt cbllec-^ teurs. Pour ordonner et âgtr^ Vingt peraonikes va* tem mieux: que mille..... M«is pourquoi vçus effrayer de ce nombre de mille ? faut-il donc l'avoir atteint pour se mettre â l'ouvrage? ne fussiez^ irodii que ceiit^ que cinquante même, c'eist assçq surtout en prbvSnâe, pour obtetiir les plus tm^ portatta résultats. Une fdtiHle d'imprefsion, tiréd à plifs dedéuK mille ei^ernpIaiHes; doit, si eMe>e&t kipriinée arvet; économie y ne pss reviefrif à pli^ de quatre centimes par escemplaire ^ Si à ees quatre eèhtimes Vous aj^utéis un centime pour les frais' dé port et de disiribtftion , le prix d^ cbaqueenehi*^ plaire no serst paa de plus d'utl sou, et par consè^ qirënt tkttdccerd cinquante fràncà vous anrei /X'dt'if mrffe ekéiltiplàire&; or, trois mille brochures répânn duesdaiffi im^rondiasémen^ et .même daris uh'dé< pimeme^t doivent produire «me publidhé blcÉ phi|i qif éqnii^^Iènté à cdte de k( presse périodique^ ft^ous>éteS-oent il ne ^ôùs ètt coûtera que Wofef francs par mois à chacun pour publier troîs io^ ^atre demi •* fenilles^ C'est a^dez. ^'unef didftiifeuille pour ramasser tous les faits et ' toutes les instructions itécessmses à chaque lo'caKté, et' ees

Ful>^»ciitkms qikaqti^éloigiièK «t inçf^iAères de*

Tiendront sufiBsaDtes, çnce à ccffles <pii ifobs ar-

n\r;e,oxit presque xiiaque joOT des ifivfaaes »c»cs

de la capitale. Car il ne fiwt Ms craro qa a P^iis

on s'en tienne aux efforts qu?\icmoeml d'êîre ie&-

t»- H y * place encore foiar vingt 9&asgr^Êioms

icmblabies à la notre et naos les venxms édore

toar*^a4aiir. Mais c'est vous sortoat, patriotes des

dépattemens, c'est voos qui dewez nous kmUffti

Quel que soit votre nombre, qiids <|tte soient v^s

moyens , assodez^vous, oodseK^ons toujours. Si

vous ne pouvez rassembler les fonds nécessaire

pQur mire vous-niénuss des publicaticms , trouves

au moins de quoi payer le port et la ' distribution

des écrits qui vous seront adressés : si au contraire

vous êtes çn état de fiiire des frab d'impression ,

niais que les presses vous manquent, envoyés id

^^ manuscrits , on vous les renverra .imprimés.

Xidoos-nous nous mêmes, aidons4ious les uns les

autres; assodons nos bourses et nos efforts: que

(|i0cun de nous se transforme ou en écrivain ou

en colporteur d'écrits. Montrons à ces ministres

qui nous croyaient si lâches, que tout dévouer

m^nt, tout amour du bien commun n'est pas

étouffé dans nos âmes : et qu'ils expient leur iiîdt-

gne censure , en voyant avec etf roi qiie cet esprit

public qu'ils comptaient éteindre, c^t eux-mêmes

qui l'ont ranimé

Hâtons-nôus surtout, hâtons- nous; notre salut n'*st que dans notre diÛgence; cw- un complot menaçât se triame en ce moment et nous n'avons

que six semaines pour le déjouer. Le 36 septembre prochain l£S listes du jurt , c est-à-dire lks listes ÉLECTORALES scront closes et arrêtées : quiconque aura négligé d'y faire porter son nom perdra le droit de voter comme électeur , et ne pourra le recouvrer qu'à partir du 3o septembre 1 8a8. Ainsi malheur à nous si par une négligence coupable nous allions priver la nati on du' secours de nos "voix! Songeons que le ministère attend la clôture de ces listes comme im arrêt de vie ou de mort et que si , en les parcourant , il aperçoit des * lacunes dans nos rangs , s'il entrevoit quelques chances d'obtenir par surprise des votes qui lui soient favorables, nul doute, il cassera la chambre, il convoquera lés collèges électoraux, il usera de son unique moyen de reconstruire pour sept années encore cçtte majorité qui doit, AUX TERMES DE LA Charte, lui échapper l'ait pro- CHAur. Et qu'on ne croie pas que nous exprimons ici des craintes chimériques; déjà, assure-t-on, le projet de dissolution a été arrêté en. conseil des ministres: et ce qui le prouve c'est que la censure a reçu l'ordre d'empêcher les journaux d'en informer la France et de donner l'éveil aux électeurs.

C'est donc nous que ce devoir regarde: aussi jusqu'au 3o septembre, nous ne ferons autre chose que répéter sans cesse aux électeurs, a eaftes-vous

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