‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 27 sur 80 · IMPRIMERIE DE GUIRAUDET · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE DE GUIRAUDET

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Cette brochure formait trois articles destines à paraître dans le Globe. Messieurs les censeurs ont daigné admettre le premier; mais le second les a rë vol tés, et l'envoi du journal a été suspendu. Après les belles promesses du Moniteur f il faulque ceTartiri^soit d'une sédition flagraM te ou d'une atroce impiété. Je l'imprime tel quel, pour qu'on en juge. Il paraît que la liberté de la presse dont nous allons jouir ressemblera à celle que décrit Figaro ; et rien au fond n'est plus constitutionnel. A quoi bon disserter sur la politique et sur la religion ? Pourquoi s'occuper de ses propres affaires ou s'embarrasser de celles

d'autrui. Nous n'entendons rien aux unes , et les autres ne nous regardent pas. Que les journaux donnent exactement des nouvelles de Saint-Gloud et dés forèls royales ; qu'ils empruntent au feu Journal de Paris le compte si moral de tous les meurtres commis et de tous les vols tentés dans la capitale ; qu'ils y joignent le cours de la rente , et quelques extraits des plus fameux ser-moDS : c'en sera assez pour constituer la liberté sans licence, et l'exercice d'une noble faculté sans abus. De ce

jour seulement, comme on l'a si bien dit, datera l'ère du gouvernement représentatif* Une seule chose m'étonne, c'est que Paris n'ait pas illuminé le 25 juin. Mais c'était sans doute par respect pour les règlements de police nouvelle prouve de l'excellence de la censure : avant elle on ne les respectait pas toujours.

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