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LECTtURft^
Vous clés appelés à' nommer quatre députés aans votre départeinent ; faites ej\ sorte cjue vos ctioii soient honorables , et que parm^ eux le ministère ne puisse pas, cette fois, compter dés agens. Les faits et gestes de ce ministère sont trop connus , pO|ur qu'il soit nécessaire iVen faire ici Texposé hideux. Jettez les yeux autour de vous, consultez vos souvenirs , rap* pëleis-vôus lés promesses tant de fois violées , et dites-nous ensuite si un homme sensé, si un. hominequise respecte, quelque soit d'ailleurs. la couleur plus ou moins tranchée de son opi-
nîon politique^ peut vouloir, s'il est ami de Tordre et de la tranquillité , se traîner à la suite d'une administration aveugle et aussi généralement décriée que celle qui prétend aujourd'hui nous diriger.
Déjà vosdeux collèges d'arrondissement sem« blent être fixés sur les choix qu'ils ont à faire. Quoiqu'on puisse penser sur l'un ou l'autre des deux candidats, on est cependant forcé de convenir que les suffrages qu'ils ont obtenus ont été libres et spontanés ; cela seul suffit pour les rendre respectables. C'est aux électeursl d'arrondissement , à qui seuls il appartient de décider si tel candidat est bien celui qui leur convient. Mais dès l'instant que leur choix semble arrêté , il y aurait de l*injustice à en savoir mauvais gré à celui qui en est l'objet , si pour l'obtenir il n'a eu recours qu'à des moyens légitimes que ne pourrait désavoiier la délicatesse la plus scrupuleuse. Aussi, nous osons l'espérer, les hommes vraiment amis de leur pays , qui incontestablement se trouvent en grande majorité dans notre département , sauront faire la part des circonstances; et s'il restait encore à quelques uns le plus léger sentiment de prévention contre tel ou tel candidat , ils ne tar-
tieraiènt pas à s'en débarasser et às'acquérirpar là un titre nouveau à l'estime de leurs concitoyens. Electeurs de la Haute-Vienne , qui ne voulez point marcher avec le ministère actuel, que le jour du combat ne vous .trouve pas divisés!!!!!
Si Ton est d'accord dans les collèges d'arrondissement , sur les députés à nommer, il paraîtrait qu'il n'en est pas encore ainsi dans celui de département ; c'est donc sur ce point que
nous devons surtout appeler votre attention ; et d'abord , qu'il nous soit pem^is de vous soumettre ici quelques réflexions qui viennent naturellement seplâcer dans une adresse aux électeurs de la Haute- Vienne. \
Depuis long-temps les Limousins en général, et plus particulièrement les négociants , qui composent la classe la plus influente du département de la Haute-Vienne, s'étonnaient avec raison de ne pas voir figurer au nombre de leurs députés un seul industriel; il était en effet assez extraordinaire qu'une ville telle que Limoges, dont la prospérité se fonde en grande partie sur des opération^ commerciales, ne fut pas représentée à la Chçimbre par un mandataire en état de connaître et d'apprécier la nature de ses be-
soiiis. Sans prétendre ici contester le mérite et les connaissaif)ces d'an fonctlondaire public oh d'un légiste, en ne peut pas se dissimuler, cependant, qu'il «st certaines matières qui sontdu ressort du seul négociant. Un né^^ociant devait donc nécessairement (aire partie de la députationde la Haute-Vienne. C'est ce que pensait tout le monde; pourquoi donc, jusqu'à présent, cela n'a-t-il pas été? Pourquoi? C'est ce que personne ne peut expliquer. La ville de Limoges possédait cependant dans àon àein tout ce qu'il (allait pour fixer les suffrages. Certainement , MM. Noailher, ï)essales, AHuaudf, réunissaient toutes les conditions nécessaires pour faire d'excelléns députés. Mais, disons-le ici franchement r beà honorables négocians n'ont peut-être pas fait tout ce qu'ils auraient du faire pour attirer sur eux le choix des électeursl Sans doute, il est bien quelquefois de ne pas ti*op aller au deVant des suffrages; cependant, il est des circonsitances où il faut savoir dire: je siiis là ! et rh0nheur d'être élu par ses concifoyéns,mérite bien '-qu'où se donne la peine de le briguer. Nous lie chercheroiifs donc pas à dissimuler que nous éprouvons un véritable regret que cette modestie ou cette réserve, poussées peut-être un peu trop loin, aient
placé les électeurs de la Haute- Vienne clans la nécessité de supposer que les estimable négor clans que nous venons de citer r^fusaieiit la candidature.
Toutefois hâtons-nous de le dire^cet exemple n'a pns été suivi par tout je nionde. Parmi le» négocians de Limoges, il en est quelques-un.5 (jui n'ont pas craint de se p^cçr ostensiblement sur les rangs et à côté de. Mes/îieurs Verneilb de Puyraseau et Ternaux, tous deux anciens députés, que le comié électoral a portés comme candidats, nous avons vu avec plaisir figurer les noms de Messieurs Pouyqt père et Mauransanne* C'est parmi ces quatre honorables citoyens, que les électeurs anti-ministé?? rieïs du grand. collège, se proposent de choisir deux représênj:ans.Onne,saurait,trop applaudir à cptte dé ternii nation, elle est absolument dans le sens des idées dominantes dans le dé^ parteraent, puisquedans toiisies c^$, elle devra avoir polir résultat d'amen.er à la.chiji?TU)re de»hommes qui, par leurs opiuip,ns,, leur fortune, leur position sociaje , on.t d^AU^ efc donnent encore ^les garanties ^ufftsai^/e^ aun partisans sincères des p,rincipojs.m^u()rçhjf^ue*i ^l cQnôtilutioijndis. . . , . . ...
Electeurs de là Haute-Vienne , ces candidats TOUS conviennent essentiellementren nommant des hommes de cette couleur, vous renc&rez un service signalé et au Roi ^ et à la nation et a votre département. Tous rendrez un service au Roi, parceque c'est le seul moyen de le mettre à l'abri de l'influence funeste que les ministres actuels exercent dans son conseil. Vous rendrez un service à la nation^ parceque la nation est intéressée à se voir représentée par des hommes loyaux et indépendans. Vous rendrez un service au département, parccqu'il est toujours utile de lui nommer dos députés dont les intérêts doivent s'identifier avec les siens.
S'éleverait-il par hasard des préventions contre quelques-uns d'entre eux? Le titre d'étranger, par exemple, serait-il interprété dé£Eivor2d>lement contre Messieurs Yerneilh de Puyraseau et Ternaux ? Deux mots suffiront pour les justifier. Le titre d'étranger n*a rien en lui-même qui puisse en ùàve un motif absolu d'exclusion; cette qualification ne prend même un sens dé&vorable , que par les idées qu^on y rattache. Si nous étions encore dans ces temps où chaque province était entourée
de barrières qui la séparaient des autres prp* vinces, on pourrait peut-être établir une distinction entre deux personnes qui habiteraient deux villes différentes. A cette époque, çn effet, les intérêts d'une province étaient souvent entièrement distincts de ceux d'une autre. La qualité d'étranger pouvait avoir alors un sens défavorable, mais en est-il ainsi actuellement ? JN^on , sans doute , les barrières sont détruites ^ les rapports d'un département avec tout le reste de la France , sont de la niéme nature que ceux d'un canton avec les autres cantons de son arrondissement. Nous ne sommes pins Bretons^ ■ Limousins, .Nof mands et , Picards, nous sommes tous Français ; et il n'y a pas plus de justice à dire, qu'un Toulousin. par exemple, est un étranger pour Bordeaux, qu'il y en aurait à prétendre qu'un . habitant de» St-Léonard ou de Panasol, est un étranger pour Limoges. L'opinion que nous professons, nous semble être le résultat naturel du chan- . gement qui s'est opéré depuis trente ai%s, dans les rapports des Français entre eux; et nous croyons très-sincèrentient que c'est uni-* quement par habitude^ que Ton continue à appliquer dans un sens défavorable la qualifi-
cation d étranger à un français^ parcequ'îl i)'est pas domicilié dans tel ou tel département. Il n'y a plus de Pyrénées , disait autrefois Louis 5tIV; il n*y a plus de provinces, pouvons-nous dire avec plus de raison. Il n y a plus de provinces, répéteront avec nous ceux à qui 8 adresse principalement cet écrit, qoî, négocians on fabricans entretiennent des relations dans toute la France, reçoivent et expédient chaque jour les produits qu'ils fabriquent , ou ceux qu'ils mettent à la portée des consommateurs. Limoges est bien le lieu de leur résidence, mais la France est leur patrie. Ils ne sont étrangers à aucun dépaitement ; et nous connaissons tel Normand; voire même tel Parisien, qui est plus étranger à Rouen ou Paris, que la plupart des commerçans de Limoges. Autrefois , la prospérité manufacturière d'une ville pouvait nuire à une autre , aujoui^'liui le commerce français ne représetite plus qu'une vaste compagnie, où il est bien rare qu'un associé puisse ruiner les autres en s'enrlchissant;
Mai^ pourquoi nous appesantir sur ce point! Ge sorit des cammerçans qui doivent nous lire, et nefiisne ferions que leur apprendre ce qu'ils
savent d^à mieu^ que nous. C'est donc uh fait reconnu , il n'y a plus d'étrangers en France, ïdais nous qoiis Rompons, il y en a; et ces étrangers, quels sont-ils ? les voici :
Ce sont ceux qui, voulant absolument être un corps distincjt 4an^ l'état, n'atteuden]: pas^ pour ce l'appliquer^ qu|s nous leur donnions cette qualificatjox^ 4'étranger$ ; ils font plus^ ils s'en glorifient. On en trouve parfpis d^nsi le nombre qui sont de fort honnêtes gen$, qui ne se laisseront peut-être pas séduire par des places ou de l'argent, mais qui croiront avoir contracté des ol^Ugatipns av^c la classe à laquelle ils appartiennent; qui, s'b^bituantà se .considérer comme étant d'ui?e espèce différente, sépareront leurs intérêts de ç^Mx de la masse. Education priepfii^re , habi|;udes, relations, parenté, alliances I tout coptri})pjer^ k fortifier ces hommes dans ces idéçs : ils ne voudront pas^ ijs ne pourront pas leç ab^i^donneri. Avec des opinions semj?l^b\es, on sei;* p^ut-êtreun très* gal^qt homme, maii on sera toujours un mau- ^{lis d^pj^^té. Electeprs plébéips de 1^ Haute - Vienne, ces gens là w sont pas d^ votre p^ys.
Ils doivent être ^ussi pour vous des étrao* geril, ces honjfne^ qui, dominés par dps goùls
de dépense, et placés d'ailleurs dans une position précaire, sont [forcés d'aller s'asseoir au banquet ministériel, et par conséquent, d'être Russes, Anglais, Autrichiens, Turcs, peut-être même Français , si tel est le bon plaisir de son excellence. Ce sont quelquefdisdeshommes trèsaimables; il en est même qu'on serait charmé de voir préfets, sous un ministère éclairé et sincèrement ami du Roi et du pays. On serait sûr alors qu'ilsexécuteraient strictement, peutêtre même avec plaisir, des ordres favorables aux intérêts du département qu'ils seraient chargés d'administrer. Mais , malheur au pays, s'ils sont en place sous une administration perverse ! ils ne pourront pas donner leur démission, et alors . . .Ce sont au surplus d'assez bons vivans, ils aiment les bals, ils aiment la table, on dit même qu'ils aiment autre chose, mais ce n'est que lorsqu'ils sont jeunes.
S'il faut ordonner une fête, vous pouvez, avec confiance, vous en reposer sur eux du soin de tout préparer avec goût et magnificence. Toute fois, en pareille circonstance , il sera prudent de ne pas leur confier la caisse, ils ne sont pas d'une nature économe. Prudens Electeurs de Limoges, ne prenez pas dans leurs rangs vos députés.
Voulez -vous savoir enfin quels sont les hommes qui sont étrangers pour vous? Ce sont ceux qili, après avoir promis de représenter un pays qui les avait honorés de sa confiance, ne craignent pas de se mettre à la solde de celui qui veut bien les acheter, qui ont cessé d'être Français du jour où ils ont abjuré tout sentiment dé patriotisme et de dignité personnelle, jiour n'^être plus que des valets à gages. Ce n'est pas sans motifs que nous les avons placés au dernier rang; naturellement, ils ne pouvaient pas en occuper un autre. Pour ceux-ci, il sont d'une nature toute particulière ; organisés, en apparence, comme les autres hommes, ils leur manquepourtant quelque chose. Ils.n'ont pas de conscience, ou du moinsl, elle est tellement souple, qu'il vaudrait autant n'en pas avoir Sontils méchants ? C'est ce que nous ne savons pas; nous croyons qu'ils n'ont pas assez d'énergie pour l'être. Que sont-ils donc? Ils sont pliants, d'aussi loin qu'ils vous voient, ils vous font une salutation, encore une salutation, et toujours une salutation. Cela tient peut-être à la construction toute particulière de leur épine dorsale, qui, chez eux, se trouve en effet d'une flexibilité vraiment prodigieuse. Ils ont en gé-
néral un corps gros pt gras ( car on dit qu'ils sç nourrissent très-bien ), et la mâchoire excessivement lourde. Cependant, comme dans toutes les espèces il y a des variétés, on en con* navt quelcji^Mes ims au corps souple et délié , à la j^mbe fine^ au ton mieilleux. Cette dernière espjéce est 1^ plus r^tppaute, leur asp^t produit, sur les sens, le même effet que la vue de certains reptiles, pn frisçonne... on nç les redoute pa$, on les roépri3e Electeurs de Ja
Haute-Vienne, rappelez-vous la fable du serpent et du bûcheron !
Mais détournons nos regards d^ ce tableau, dont la vérité seule fait le mérite j aussi bien le dégoù,t conupençait à nous prçad.re. Irionsnous de revenir à nos candidats.. Pour ceux-ci, ce ne sont n^s des étrangers ; leur position les attache au sol, leurs intérêts sont c^eux des nasses ; en un mot, jce sont des hpnaçies qui, n.é3 Franchis, n'ont jaipals cessé ^e Tiêtre, et certainemient , le serojat toujours, car leurs antéoédens réporidQnt de Jçurs actes futqrs. personne, plus qu'eux, ne- peut être intéressé au mainti^en de l'ordre et de la tranquillité. Electeurs monarchiques (^tconslitutipnn^ls dç la Haute- Vienne, \ oi|à plus qu'il
n'en feat pour vous engager à taire abnéga tion de tout esprit de cotterîe ; afin , de vous réunir'franchèment , en faveur de ceux d'entre eux qui obtiendront la majorité.
Deux députés, vous le savez, sont a nommer au grand collège. Comme M. Mauransanne , dont on ne saurait trop admirer dans cette circonstance le désintéressement, a cru qu il était utile, pour la cause qu'il rTéfend^ de renoncer à la candidature, ufiu de prévenir la division dès voix, il nous dispensera de rappeler ici 'tous les titres qu'il pouvait avoir aux suffrages de ses concitoyens. Toutefois, nous ciroyons devoir signaler cette conduite honorable, en f bffrâtit pour rtjodèle à ceux qui , iiandidâts ôu éfecteurs , pourraient éprouver (Quelque répugnance à se rallier à telle ou iefle opinion. Nous tie petosons pas que ceTa puisse arriver. C^enda'nt, afin de tout prévoîï , lioûlj diroïis^àr ces électeurs iquefls qu'ils ptnssefnt étirë, qii'îls iurkient tort de conserver le ïnôiridi'e Saute sûr le compte de c^ùdidafîs têts ^cjtie MM. Vemeîlh de Puyfàseau , Tèfhatnf et ?ôuyàf père; notis leur ràppfelèrotis q^e* Ife premier est un magistrat iiitègi^e , génfël-àliélùetiiHoùùii par h modération de sèsÀpin^ns
politiques, et sur le compte duquel .il, ne saurait y avoir deux avis différens.
Nous leur dirons, que le second est digne à tous égards de représenter un département comme celui de la Haute- Vienne. Limogées est une ville de commerce, et M. Ternaux est un des premiers industriels de France. La Haute-Vienne est citée par son attachement au Roi et à la Charte, et tout le monde sait que M. Ternaux est essentiellement partisan de la monarchie constitutionnelle; ses principes à cet égard ont toujours été les mêmes. Naguères candidat du Ministère , il a fait comme les Bourdau, les Gautier, les Hyde de Neuville, les Petou, et tant d'autres qu'il serait trop long de citer. Il a cessé de marcher avec les ministres^ quand il a cru s'appercevoir qu'ils voulaient se servir de lui comme d'un instrument pour accabler la nation. Fidèle à .ses sermens et à son pays , il n'a pas craint de se soustraire à leur perfide patronage; et néanmoins , en se plaçant dans les rangs de l'opposition, ily a apporté ce caractère de modération, qui depuis, et dans des circonstances difficiles, ne l'a jamais abandonné.
Une grande partie de ce que nous venons de
tlire, au sujet de M. Ternaux , est applicable à M. Pouyatpère. CommeM. Ternau:^, AI- Pouyat est un négociant connu par l'étendre: de son crédit et de sçs opérations commerciales , par $pa attachement au Roi et à la Charte. Si comme lui, il n'a pas encore été député, au ixioins, il était digne de l^re; bi^n différent en cela de tant d'autrçs qu'il l'ont été s^ns l'avoir mérité. Nous ne 3ommes pas bien fîtes sùriles chances de succès que, peut pr^ésenter. l'élection de JVL Pouyat, nous^ pensons ^u'il dQÎt avoir de fprtes raisons d'eppérer. Cependant/ s'il y avait quelque doute ,ett{ue ce doùteipûttnuire a un candidat anti-ministériel, quelqu'îl fiit,nouè n'hésitons pas à Cfvoîre que M. Pouyat saurait ii^ire un généfeux^sacrifice, en inntant sans balancer la conduite honorable de M; Mauràn» sanne. . • » '
., Ifous terminons , Electeurs ;. pressés par le teiKips/ nous avons été obligés de jetter à la hâte sur le papier; les réflexioiis que nous venons de vous soumettre. Nous ne nous dissimulons pas qu'il y aurait encore beaucoup à dire ; mais enfin, le cadre est tracé, jnous vous laissons ie soin de le remplir. i ^Sentinelles avancées de la nation, en appe
lant votre attention sur le grand combat électoral qui va se livrer, notre intention a été de vous en &ire sentir toute Tinlportance : une responsabilité immense pè^e sur vous. Craignez de vous laisser surprendre; pértétrez-vous bien des besoins du moment. Les institutions d^ votre pays vous accordent des droits , que ces droits dans vos mains ne soient pas des armes inutiles. Il n'est qu'un seul moyen d'éviter dels secousses , c'est de vous opposer ( et vous le pouvez ) autant qu'il est &a vous-, à la marche imprudente et criminelle d'un ministère qui vit au jour le jour , et qui se précipite sans savoir lui-même où il nou^ conduit.
Kous prévoyons bien qu'il vous fbra ùdré encore des promesses par ses càtididàts; màAs, gardez-vous bien d'y croire. Non seuletnent ib ne veulent rien faire, mais encore, ils ne peuvent rien £iii*e pour vous. Ils parleront de feur crédit I^fads de quelle utilité a été pôw le paya, la faveur dont ils ont constamivient joui , son^ les divers ministres qui se sont serccédés depuis dix ans? Quek services ont4ls rendus? Où sont les établissemens qu'ils devaient créer? lot Creuse et la Corrèze , ont obtenu dbs cmiamr, des routes; où sont les nôtres? Compares leurs
belles promesses « avec leurs actions ; s'ils ont fair quelque chose, ils ne Tout fait que pour eux, et n ont rapporté parmi vous, pour prix de vos suffrages, que des boutonnières surchargées de rubans.
Nous nous arrêtons, car l'indignation peutêtre, nous ferait franchir des bornes que nous^ nous sommes promis de ne pas dépasser.
J'ai dit: Electeurs, à vous la réponse.
PARIS,— Impriment de DAYIDi boulevart Poisionnière , n. 6.