DU DÉPARTEMENT
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ViÊSfKi^ de vertige él d'imprudence qui anîme les hommes inliabiles dont le pouvoir pèse sur notre belle France, vient de les jeter sut un ëcueil qui doit nous en délivra pour jamais, si nous savons profiter de la position critique où les a p^^ une aveugle confiance. Leur cri de joie n'est qu'un cri de '«iresac, qu'il soit pour npus un signal d'espérance Serrona nos rangs, bannissons toutes nos préventions, faisons gâiéreusemeot le sacrifice de toutes nos a&ctions particulières, qu'un seul et même setitiaiieiit nkra» dirigé Vew to méjne but, et la défaite des ennemis du GouTemement constituttomiei est assurée.
Vous n'ave» pas besoin qu'on Vous rapp^e ce que tous TOUS deves à vous-mêmes , et surtout ce que vou^ 4evQz i la
Patrie. Faudrait-il vous rçdtre ce^e veuleat nos adversaires? leurs funestes projets n^ sont qae trop connas : dominatioq pour eux y asservissement pour nous. Vous savez cç qu'ils ont fiiit jusqu'à c^ jour , il vous est facile de pressentir ce qu'ils osei^ntySÎ vous laissez échapper Isi victoire. Électeurs ^^ cette victoire est, dans Vos mains^ faites Un faisceau de toutes vos vot lontëSy et celle du génie malfaisant qui plane sur nos destinées sera brisée sans rétour. ^ '^^-y j- *< - . ,^i
Il n'est pas un de vous qui ne sache qu'au moment où il dépose le nom d'un candidat dans^^ume éleci;oi«ile, il confie pov^ sept ANS à ce candidat le pouvoir irrévocable de disposer de sa for-i
tune et de sa liberté. Pour sept ans! Électeurs , songcz-
y bien ! il n'en a^ fallu que trois aux ennends de notre prosr périté pour nous faire reculer au-delà des limites que noas avions franchi en 89. Ainsi que le prophétisait naguère un de vos mandataires : on nous n ramMé à grand pas vers ^ancien régime tout pur, avec tes libertés] gallicanes de moins, et tes jésuites de plus.
Cette faction anti-sociale , préchant l'assassinat et le r^cîde , forgeant des fers pouv tout ce qui porte un coeur généreux et indépendant , conspire ouvérténient Ta pëite de ' touties nos libertés; elle a écrit sur sa bannière : Ignorance ; esclavage, abrutissement de l'espèce humaine. Yoila ce qu'elle .offre à vptre avenir.
Électeurs y tous vos droits sont menacés à la fois; dans « pressant daiiger , que chacun de vous veille inébranlable au poste que lui ont confié la loi^ l'honneur et la Patrie. L'ennemi conin^un n'a pu compter que sur la désunion des amis de la Charte; s'ils Siavent rester unis dans leuo action , comme ils le sept dans leurs vœux et dans leurs besoins, il n^t pas d'obs? tardes qu'ils ne puissent surmonter.
Toi|S les éléments de succès sont en notre pouvoir; sachons
seulement les employer. Que nous faut-il pour recouvrer kf
droits que le mac)ûavéh'lfmé minis^Ëériel et Jésmûque ooos
a fait perdre, et conserver ceux qc^'iln'a pas pu encore noas
arracher 7 àes ddpatës francheiaflnt constitutionnels , c'està-dire » également dévoués à la Patrie ^ au Roi et à )a Charte. Votre discerâement et votre patriotisme , vous feront facilement reconnaître les rangs oii vous devez cherdier les organes de vos besoins* La cause de la liberté, il est vrai, a des prosélytes • dans toutes les classes^ tel nom qui remonte au temps de la féodalité y lié désormais au triomphe des doctrines constitutionnelles, peut avoir des droits àyotre reconnaissance ; la magistrature inamovible o£fre k votre vénération un grand nombre de citoyens courageux et dévoués à nos institutions ; l'administration vous présente quelques noms honorables, toutes fois il &ut s'empresser de le dire : Jp parent rari nanies in gurgite . vasto. Mais en général, c'est .parmi vos pairs qu'il faut choisir vos représentants; surtout, que l'urne électorale ne reçoive jamais les noms de ceux qui se trouvent directement oa indirectement placés dans la dépendance des Ministres,
La défiance que nous vous recommandons contre tous les hommes qui portent les fers dorés de l'autorité, ne doit pas vous surprendre : auvîeB-vous oublié en effet, sans remonter plus haut, ce qu'ils ont tenté de faire pendant la dernière session? Si VOU& voulez des jettes, des. privilèges, le droit d'ai* nesse, les jurandes et les maîtrises, l'esclavage de la pensée et de la presse; si vous consentes k avoir des commissaires pour jurés dans les affiiires criminellea, k placer l'état civil des citoyens dans les mains des prêtres; si vous voulez que le campêUe intrare soit mis à l'ordre du jour dans chaque caserne de gendarmerie y Électeurs , suivez les inspirations^ des agents du pouvoir; donnez vos suffrages aux candidats qu'ils prennent soin de vpi)$ indiquer ; lisez les pombreux pamphlets dont ils viennent d'inonder votre cité, lisez la lettre trouvée dans la salle de la Cour d* assises. Les candidats qu'ils vous désignent ont voté la guerre d'Espagi^e, les trois pour cent, l'indemnité , la loi du sacrilège.
Electeurs, notre horizon est diargé des plus sombres nuages. Hâtez-yous de conjurer l'orage prêta éclater sur nos tétcs et a
ûétnr nos destinées. On vons l'a dit souvent ^ èo ne saiuraic tiop ie redire : serrez vos rangs ^ nniaset vos efEbrts^ la force D'eus te que dans Tunion. Faites, loyalement, franchement abn^aûon de tonte rivalité, de toute prétention particulière; il est hem, il est grand, de sav^iir imaioler -ses intérêts persbnods i rintérét de H Patrie, C'est par là seulement ^e vous conserverez tous vos droits, et que vous parviendrez i livrer au mépris qu'il inçiij^, ce sjpBtame de corruption oiganisé par For ministériel ; que vous repousserez la vénalité qu'il solde, que vons flétrirez le prosâytisme qu'il encourage par ses séductions. Ne savez-vous pas qu'il a proscrit la vérité oomme fille de la sédition, qu'il a traité la vertu de niaiserie , qu'il « traîné dans la boue le cercueil de l'homme de bien; qa'wte étroite et mesquine politique de cabinet a remplacé la franchise d'un peuple indépendant; que l'inexpérience etlafidblessemi* nistérielles ont tenté d'anéantir, par de sordides calcnb, une prospérité acquise par trente années de persévétance, de dévoofrment et de sacrifices ; que la France gémissant sons le poidi d'impôts exhorbitants, n'est exploitée qu'au piofit des hommes qui savent faire au pouvoir le sacrifice de leàrocenscience.
Électeurs, repoussez de toutes vos forces le bonlemt mono* pôle qui livre l'avenir de trente millions de dtojensà quelques hommes titrés , à huit ou dix mille bureaucrates, aux )ésnites, et à ces insectes non moins impurs que rérhanffe et que fait éclore l'antre de la police.
Électeurs, souvenez-vous : ^ue ioate puissance est fisible à moins que (Têtre unie !
D , Avocat.
Limuges. Imprimerie d'ArdilUcr.
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