‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 58 sur 80 · CHANT D'INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CHANT D'INTRODUCTION

Le jour était venu ! Paris doutait encore ! Mais V Etoile du soir, sinistre météore, Avait jeté la joie au cénacle romain; Genoude triomphait dans sa gaité dévote , Et, confident secret de la secrète note , Nous menaçait du lendemain.

Ainsi j quand Féchafaud époavante la Seine j Des vieilles Alecto le bataillon obscène Colporte dans Paris un sanglant l^uiledn , Et de leurs rauques voix Pinfernale harmonie D^un chrétien condamné proclame Pagonie Comme la fête du matin *.

Cejourmême, àSaint-Cloud,leseauxlong-temps captives Bondissaient sur le marbre en gerbes fugitives; Un doux soleil de juin mourait à Thorizon ; Le parc retentissait des voix des jeunes fiUes , Et Farchet, aux sons purs , des gracieux quadrilles Réglait les pas sur le gazon '.

Mais tandis que le jour en vains plaisirs sMcouIe , Un groupe au iront chagrin s^écarte de la foule ; Il gravit la colline à pas silencieux : Là y sur la plaine chauve et d^arbres dépouillée j S^élève pesamment une tour isolée

Qui porte un phare dans le^ cieux.

Ils ont jeté Tobole à la ivoire sibylle Qui veille jour et nuit sur Fétroit péristile ; Sous la pprte massive ils passei^t tour à tour ; Lourdoueix conduitleurs pas dpns Fombre sépulcrale ; Ils montent en tournant, et Téch^Ue spirale Les guide au sommet de la tour.

Cest alors que Lourdoueix, Procnste sobalteme, Gimme ToiseaD des nuits perché sur la lantetne, Sent bondir dans son cœur ses entrailles de fer; Sa Toix a dissipé la populaire ivresse ^ Et dans le parc muet , le Vidoc de la presse Riait comme rit Lucifer.

Tournez autour de loi , radieux satellites , Pléiade de censeurs, littéraires stjlHtes * , Fouqoel , Convret y Rio , Caix , Pain et Daplesàs : AUila de bureaux que la presse redoute, Votre chef Ta parier : silence ! qu^on l'écoute i Reslet debout^ il est assis.

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