‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 70 sur 80 · M. DE SAINT'IGNACE · texte numérisé non relu

M. DE SAINT'IGNACE

Aux discussions, et vous avez pris eela k la letlre f Mais comment, vous laisseriez donc le champ libre à

des discussions contre la religion ? N'oubliez pas , monsieur, que signaler les jësnites comme des uabitîeiu, des fajrpQcrîtes , etc., c'est attaquer la religion. Laisseï un champ vaste, si toos vonlez , aux observations snrief actes ministériels, snr l'administration, etc.; maïs je TOUS le demande , que sïgniâe cette statiiitiqiie da co%vent de la Trappe , par laquelle on prétend prouver qm les 61Ies qui s'j tronveut ne vivent pas , en moyenne, une année entière, et à la suite de laquelle le jonnuliste a l'impertinence d'ajonter que c'est là on snicide qne l'administration ne doit pas tolérer. Et de quel droit l'administration se mélerail-elle de ce que font ces pieuses filles , dirigées par le saint abbé de Lestiange, qui vient de s'endormir dans les bras du Seigneni^ n'est-ce pas là encore une tbèse nouvelle contre le fanatisme et l'ignorance? Ce fanatisme, cette ignorance, nous conviennent , et gardez-vous d'y toucher. ,

H. TBOTTIN.

Tons voulez , monsieur, que les joarnaux critiquent l'administration ; je vous ferai obsei-ver....

. H. DE SâIKT'IGNACE.

C'est bon, monsieur;' vous n'entendez rien à ces choses-là. Occupez-vous de vos pavés qui sont en si tviste état. Quant à vous, M. le vicomte , je suis bien obligé de vous dire que nous en avons-écrit à Pan»; on vous donnera des instructions plus précises.

LE PRÉFET. '

Lorsque j'aurai reçu des instructions , je m'y conformerai. Hais ^monsieur, obligez-moi aussi de donner à votre Gazette un ton plus modéré. Ses emportement irritent les esprits et contre elle et contre la religion qu'elle prétend défendre , et en vérité , je me vois forcé de lui faire quelques mutilations^

M. DK SAINT-IGNACE.

Eu effet, j'oubliais; comment, Mt le vicomte, poD- Ves-Tous ainsi confondre vos amis avec vos <

les bons avec les méchans , les doctrines salutaires avec les doctrines perverses ? Les idées nouvelles ont jeté de profondes racines; mais, avec Taide du Ciel, nous les arracherons. L'administration ne comprend pas ses devoirs , nou^ les lui ferons connaître ; la censure est appelée à dé hautes destinées , mais Tétat actuel n'est que transitoire. Quand la censure sera dans nos mains (et la protection visible de Dieu nous la livrera Bientôt); quand la*censure sera dans nos mains, vous verrez comment nous la voulons. Le peuple n'entendra alors que nos leçons; et, délivrée de ses odieux adversaires^ la religion triomphera.

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