LE PRÉFET, M. TROTTIN, M. TATILLON, M "« FLORA
M. TITILLOW.
Entrez, entrez, Mademoiselle; M. le préfet est disposé à TOUS entendre.
IIAOEMOISELLE FLORA, son mouchoir à la main et les jeux
■ baignés de pleurs.
Justice ! monsieur le vicomte , justice ! comment faites - vous donc la censure ? ce misérable journaliste du libéral qui a osé dire que j^avais vingt ans de trop
f^our jouer tes ingénues , et vous avez permis cela ! vous e croyez donc vous-même? (^//e^a/i^/oto.) Ah! ah! je suis une femme perdue !
LE PRÉFET
Je ne puis. Mademoiselle, entrer dans tous ces détails ; et chacun est bien libre de juger un acteur comme il Tentend.
Mlle FLORA.
Juger un acteni^ à la bonne heure; mais vieillir une actrice, cr'esl une atrocité, une horreur! A quel âge veut-il donc que Toi;! joue les ingénues ? j'ai vingt-six ans au plus. Demande^ à M. de St-fgnace , il peut vous le dire, il y a assez. loi|g- temps que j*ai llionneur de le connaître.
LE Pâ]^ET.
Vous pouvez. Mademoiselle, aller trouver le journa* liste dont vous vous plaignez. Pour vous, Messieurs, je penserai à ce que vous m'avez dit*
M. TATILLOH.
Yons ares aflaire, monsieur le vicointe; monsieur Trottin, Yenez ayec moi; mademoiselle Flora, je to«s recommanderai an libéral. ( Ils sortent.^