‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 75 sur 80 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LE PRÉFET, M. LUPINET, LE RÉDACTEUR en chef dé

Isi. Gazette uUrameçUî^e.

LE RÉDACTEUR

Monsieur le vicomte, voici nos épreuves; nous sommes un peu pressés; si vous voulie ai bien les approuver, vous nous obligeriez.

* LE PRÉFET

11 faut au moins que je lés lise.

LE RÉDACTEUR

Den^ain, monsieur le vicomte, vous les lirez dans le jourual. M. de St-Ignace m'a dit que vous auriez cette complaisance, et nous y avons compté.

LE PRÉFET

A la bonne heure; mais laissez-moi au moins les parcourir {il prend les épreuifes.) Ah ! voici un article sur la censure administrative. Piable ! comme vous me traitez ! {il lit») ft II est des gens qui , dans leur impartialité V imbécille, mutile.nt leurs amjs, pour se donner le droit '

9f de mutiler leurs adversaires » Je ne puis laisser

passer ce trait-là, et avec votre permission je vais Teffacer.

. LE RÉPACTEUR,

Mille pardons, monsieur le vicomte, mais ces messieurs tiennent à ce trait plus qu'à tous les autres, et ils sont gens à le laisser malgré vos ciseaoïx. * , -

M. LUPINET.

Allons, monsiêiir le TÎcointe, en Terité cela n'en Tant - pas Im peine ; si notre impartialité est imbécille aux jeux ae ces messieurs, les autres la trouveront loaable.

LE PRÉFET

Soit: (i7/i7.) Comment! ah, c'est trop fort! aies » libéraux sont anticontagîonistes , parce que par iu V secret instinct^ils veulent tout ce qui peut nuire à l^aff manité !» Voilà une atroce calomnie, une personnalité oidieuse; je Tefface.

LEBéUACTEUR.

Mais, Monsieur, c'est là notre opinion; et, encore une fois, nous voulons la dire librement.

M. LUPINET.

Toilà, voilà qui est bîen« Monsieur le vicomte, j'ap^ pose la griffe, et n'en parlons plus.

LE RÉDACTETJR.

Monsieur le vicomte, nous avons entendu dire fue vous vouliez renoncer aux fonctions de censeur. Tous sentez combien il nous serait désagréable dWoir des discussions avec quelque pédant bien ridicule et bien idiot ; et je suis chargé de vous prier de nommer le censeur que nous vous désignerons , ou dé continuer à nous censurer vous-même, ou de ne plus nous censurer du tout; ce qui sera beaucoup plus sim{de«

LE PAÉrST.

Nous verrons ce que j^aurai à faire : adieu , Monsieur, nea amitiés i M. de Saint-Ignace.

( Le t^d4M۔eur sort.)

SCÈKE m.

LE PRÉFET, M. LUPINET.

LB PRÉFET

Eh bien! sont-ils assez impertinens ?

M. LUPIWET.

Mon Dieu ! jmpK^siè'ur le vicomte, iliauf bien eii'prêii'» cire son parti ; ils sent leaplus forts^,^ ils.^yispdsent dé» places, ils le savent, ils en profitent; et nous, il faut ployer, .je ne connais que ça. • . •

^ LE PRÉFET,. ,

Faites entrer le rédacteur du LifbéraL

M. LUPINET.

Oui, monsieur le vicomte, nous allons maintenant' prendre notre revanche f C'est le ricochet.

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