SCENE IV
LE PBÉfET, M. LUPINET, LE RÉDACTEUR du Libérât.
M. LITPINET.
Aujourdliui, Messieurs, avez- vous été plus sages?
LE RÉDiOTEUR. '
Voici nos épreuves; vous verrez si notre sagesse s^entend avec la vôtre. Si nous o<iioîi.«, monsieur. le préfet,, nous vous prferions de mutiler un peu moins des ar-' licles complètement innocens; la censure nous fait un mal affreux.
LE PRÉFET
. J'en suis fâché. Monsieur, mais j'ai des instructions et je dois m'y conformer. (// prend les épreuves et les lit.) Comment voulez<>vous que je laissé passer ccft article sur Alger.f^ vous dites que deux vaisseaux ont été pris par les pirates ; que cette guerre de pygmées fera un mal immense au commerce ; qu^elle coûtera plusieurs millions à la France, et se terminera à la honte d'un ministère mesquin dans ses colères autant que maladroit dans ses vengeances.
LE RÉDACTEUR
Mais, Monsieur, c'est la véiîté.
(20) M. LITPI9BT.
. .Tonte' Térité n'est pas bonne à dire. Biffez^ ntomiev le vicomte, liiffex sans miséricorde.
LE PRÉFET, lisant.
Ah ! Toilà encore'des jésuites ; nous n'en Tonlons pis de jésuites^ Monsieur, je vous en jHréYiens.
LE RÉDACTEUB.
Ki nons non pins , Monsieur 3 ainsi nous sommes d'accord.
LE PRÉFET, riant.
Vous me comprenez bien........ (i7 liu) Voilà qni est
bien ! Téloge dn clergé des paroisses et celai des coiâ de campagne.
M. LUPDTET.
.Mais pas on .mot en £iTear Aes missi<Hinaircf , c'est une indignité ! il faut bîfler.
LE PREFET, lisoni.
Non, non pas, s'il vous platt; mais que tous a dose fidt M. Trottin? vous vous plaignez des amas de tene causés par le dernier orage ! je devrais biffer ! cepembnt Tos plaintes ont un air de bienveillance , je les laisse.... Ab ! un article de tbéâtre ; (i7 rit) .des excuses a mademoiselle Flora, a Personne mienx que M** Flora ne ?» peut jouer les ingénues , puisqu'elle a dans ces rôles » une expérience de plus de vingt ans. 9 Passe , passe > tenez. Monsieur, voici vos épreuves.
LE RÉDACTEUR
Elles sont boiriblement mutilées.
LE PRÉFET
Le moins de blancs possible !
(Le rédaciemr s^rL]