‹ Censure de 1827 (volume 3)Chapitre 2 sur 24 · CHEZ LADVOCAT, LIBRAIRE · texte numérisé non relu

CHEZ LADVOCAT, LIBRAIRE

UE SON ALTESSE ROYALE LE DUC DE CHARTRES, QVitl VOLTAIRE, BT AU PAI.AIS-ROTAL,

Il Dccc sxvn.

^%/^^*09^^9^^u^^m^^^^m %/»^%^t^M%^>/»>%«%^>^^xm»^^^%'%^^^h^i<»^^%«%^<»r^^)fc>^»*<»/%t^%^^»%^t^^^^

AVERTISSEMENT

Je livre au public l'ouvrage ra^pîde de quelques heures : j'y j<^îos deux autres opuscules; que je publiai en i8â4i lorsqu'on établit la censure pour la première fois. On aura ainsi une vue complète du sujet.

La presse non périodique doit venir au se* cours de la presse périodique : je ne puis pas plus me taire sur la censure que M. Wilbelforce sur la traite des Nègres. Des écrivains courageux se sont associés pour donner une suite de brochures; on compte parmi eux des Pairs, des Députés, des Magistrats. Tout sera dit, aucune vérité ue ratera cachée. Si certains hommes ne se laS^etit pas de nous opprimer, d'autres ne se fati^fipnt pas de les combattre. Je remercie mei ocKticitoyens de la confiance qu'ils me témoignent dans ce

( vj )

moment. J'ai reçu toutes leurs lettres^ tous leurs renseignements, tous leurs avis : j'en ai fait et j'en ferai encore usage. Beaucoup d'où-* vrages se préparent. M. Salvandy, dont le talent énergique est si connu , fera paroître le mois prochain une brochure sur l'état actuel des affaires. M. Alexis de Jussieu publiera dans quelques jours un écrit sur le même sujet. Ils m'ont prié d'annoncer leurs travaux : je m'en fais un devoir, car il est probable que les feuilles périodiques n'auront pas même la pe rmission de citer V intitulé des ouvrages. Cependant, un titre conçu d'une manière générale constitue- 1 -il un délit.^ Voilà comment la censure sur les journaux est exercée, et comment elle nuit au com- ' merce de la librairie : un livre non annoncé est exposé à rester dans les magasins : aussi la librairie est-elie menacée d'une nouvelle crise. Mais qu'importe tout cela à nos hommes d'état et à la stupide et violente faction qui désole la Fr;ance ?

(vij)

Si les propriétaires des journaux ont d autres plaintes à porter contre la censure, s'ils jugent que je puisse faire entendre ces plaintes , ils me trouveront prêt à tout. Espérons que les lecteurs soutiendront plus que jamais les feuilles indépendantes de leur patronage : ils ne se laisseront pas décourager si la censure empêche pendant quelques temps , les journaux non salariés de réfléchir l'opinion aussi vivement qu'ils le faisoient. Le silence politique , les blancs , les suspensions, les procès, sont des preuves de constance et de zèle qui seront appréciées des amis du trône et de la Charte. Rallions -nous d'un bout de la France à l'autre contre les ennemis de nos libertés : patience et'esprit public remporteront la victoire.

Page 1