POST-SCRIPTUM
S'il nous avoit été permis de disposer, sans l'aveu de l'auteur, de l'opinion écrite d'un magistrat très-connu de la Cour royale de Paris, dont nos adversaires ne peuvent contester les connoissances et encore moins désavouer les principes politiques et les écrits , nous aurions fait voir qu'il s'accorde entièrement avec nous, i* sur les dangers de la liberté de la presse, et l'impossibilité "de gouverner avec cette liberté telle qu'un certain parti l'entend aujourd'hui^ 2" surl'insufHsance et l'impossibilité d'une répression judiciaire; 5** sur la nécessité d'une censure préalable, dont il fait l'objet de deux lois en 6 et 5 articles, et même d'une censure bien payée j 4° sur l'extension donnée, contre toute raison , à l'article 8 de la Charte , relativement aux écrits périodiques; 5° sur la responsabilité des imprimeurs, fondée sur l'article i382 du Code civil : ce Tout fiaiit » quelconque de l'homme qui cause à au-
)) tnii un dommage, oblige celui par la )) faute duquel il est arrivé à le réparer »; et nos adversaires auroient pu se convaincre que leurs opinions sur la liberté de la presse qu'ils supposent partagées par la France entière, ne le sont pas même par leurs amis les plus ardens et les plus instruits.