EXTÉRIEUR
IITDES ORIENTAUSS.
Nos lois proscrÎTent Tarbitraire. Nos sentimens le condamnent. Le ministère Taime, le protège, l'embrasse à trois mille lieues de nous. L'extrait suivant du Times a été retranché dans le Constitutionnel :
La Gazette de Maurice publie quelques actes arbitaires sur le gouyernement de Pondichéry ; en voici un extrait :
« Le gouveroeur, voulant assurer la subsistance du pays pendant la disette des années précédentes , ayait destiné à l'usage des habîtans une certaine quantité de riz qu'on vendait 27 pagodes la mesure. L'abondance ayant reparu avec les pluies, le riz tomba à 17 et 16 pagodes. Il en résulta une perte sur les achats du gouvernement , et il voulut se faire indemniser par les habitans. Les premières notabilités du pays représentèrent que les années précédentes ayant été ayantageuses au gouyernement, il était juste qu'il supportât les pertes actuelles : pour toute réponse, le gouverneur les fit mettre en prison, et portes ne s'ouyrirent que lorsque le paiement fut effectué. Il parut bientôt une protestation contre cet acte ari>itraire; mais les principaux signataires furent arrêtés et conduits en prison.
ce Les ladieos de toutes les castes , voulant montrer leur mécontentement, se réunirent au nombre de cinq à six cents, et, selon l'usage, voulurent jeter du sable devant rhôtel du gouverneur , mais ils furent reçus par un feu de mousqueterie des Gîpayes qui composent sa garde. Les Indiens furent dispersés, et le gouverneur a intenté un procès criminel à ces malheureux , qui ont presque tous pris la fuite. M. Danglès, avocat-général, a été destitué et embarqué. Cet homme , recommandable par ses qualités, son caractère et son grand âge, avait été renfermé plusieurs heures dans un cachot. Les marchands du pays ont résolu de chercher abri et protection sur le territoire voisin , ce qui fera nécessairement un tort considérable au commerce de Pondichéry. (Times,)