ESPAGNE
La France, monarchie coa^titutionnelle, n'au.ra
plusdroitd'àUacherses regards sur ce peuple qui; comme les Ilotes irres du Péloponèse, semble destiné par ses exemples à instruire les nations du péril des théories de. servitude pour les rois aas9i4>ieo que pour les peuple^» Il faut que de ce coté tout attire et charme les Français; les aùrti-* des qu'on va lire viennent d'être effacé$ encore dans le Constitutionnel :
Madrid y ^juillet.
Le tribunal des aloades de casajr coru s'ocoope en ce moment d'une a£Bdre qui fait, à Juste litre , beaucoup de brulL Void le &it : Un capitaine , un lieuteaftnt et cinq soldats de la troupe rojaliste que le fameux Locho corn-' mandait en i8fi3 , le consacrôrent en i8a4 9 après la d{ssolation de cette troupe, à la tâche de poursuivre et de ehAtier les ne^r^ » puisque le goaveniement noyait , selon eux, que l'apparence de cette persécution ; et , en effet , ces sept individus , encouragés et soutenus par les dcades de plusieurs yiUes et villages , commirent , en i8a49 des vols, des assassinats, des vexations de toute espèce; mais en i8a5 et i8a6, les alcades, qui n'étaient pas toiut-^-fiût aussi apostoKqoes que leurs prédécesseurs,' ou quHIs Pétaient euxHmêmes les années précédentes, commencèrent à faire observer et poursuivre cette quadrille de Toleurs, et firent de tous côtés des représenta* tiens à toutes les autorités. Celles-ci n'en firent aucun ca» îusqu'A ce que cette quadrille, se trouvant dans un village ^nt le curé était assez opulent , se présenta au prêsby-
1ère , accusa M. le curé d*être un negro\ le vola , le bâtonna ; enfin , pour terminer leur opération , ces Me9sieur5 attachèrent et bâillonnèrent le pauvre curé , et avec uq canif Us lui firent des incisions sur la tonsure, dont ils lui levèrent la peau en plusieurs endroits, de manière à ce qu'elle formât une étoile ; et ensuite sur les épaules quelques autres 'petites incisions et dessins de ce genre; le curé , par une espèce de miracle , guérit de ses blessures ; mais ce fut après cette expédition que sept excompagnons d'armes du général Locho furent poursuivis dans toutes les directions et arrêtés. Depuis huit mois qu'ils sont en prison 9 leur procédure s'est instruite; on n'a pas osé encore les juger; et depuis que la chambre des alcades de coraj^corfe s'occupe de cette affîdre, les partis sont comme en présence. L'un espère que ces pandits, au jnoins les deux officiers, seront condamnés à la peine capitale , comme ils le méritent , et périront à la potence ; l'autre espère , ainsi que beaucoup d'autres défenseurs du trône et de l'autel de leur espèce, quHls seront pardonnes par le roi. M. le général Carvajal ne néglige rien pour sauver ces fidèles serviteurs du roL
Nous venons d'apprendre à l'instant que M. le vicomte de Labarthe , colonel du 5* régiment de cavalerie légère (Reine Maria Amalia), vient d'être destitué et confiné dans un château fort , non-seulement pour avoir manifesté quelques idées de carlisme , mais, encore pour s'être rendu coupable de malversation dans l'emploi des fonds de son régiment. M. Nunez de Abreu , autre officier supérieur de la garde, vient d'éprouver le même sort; il n'est pas moins célèbre que le précédeut par des exploits de 1 8a5. Ces deux champions sont de ceux qui se sont le
plus distin^és dans la persécution des negros sans défense ; nnais ils ne les ont jamais vus de front tant que ces derniers ont été armés.
Il est bien rare que le roi travaille avec son ministre de la guerre sans éprouver de ces espèces de désappointemens au sujet des héros de la Foi et consors, et S. M. est obligée d'en témoigner son vif mécontentement; mais, en échange, on réduit tous les jours à l'indigence, en les impurifiant , les officiers les plus expérimentés et les plus recommandables de l'ancienne armée*
On a ordonné de former et d'organiser en régimens les volontaires royalistes de la province de Madrid , et l'ordre a été également donné que tous les corps et bataillons de cette arme se réunissent en assemblées périodiques , à l'imitation des milices provinciales , et que tou» les volontaires royalistes, inscrits comme tels depuis 182?, en fissent le service et fussent tenus et regardés comme tels. Mais aussitôt que l'autorité voulut mettre à exécution ce projet d'organisation en régimens , les volontaires qui ne faisaient plus de service n'en ont pas voulu reprendre, et la plupart de ceux qui étaient en pleine activité ont refusé de s'enrégimenter, comme étant une chose incompatible avec leur besoin de travailler pour leur subsistance et celle de leur famille , vu qu'ils sont presque tous journaliers. Il est à remarquer que le service des volontaires royalistes se borne, à Madrid, à monter la garde aux théâtres et aux courses de taureaux, à fournir des compagnies de parade pour les processions et cérémonies d'église , à faire la haie lors des entrées de la famille royale à Madrid , au retour d'un séjour royal, et de ses départs pour une autre résidence ; et dans les autres endroits de la province , ù
portfv une veste et une toca^Kdey et à dire : J0 émis rc^yA" liste*
. Il est donc certain que l'exécutioa de Pordre e»4ttestîoa est airrêtéc^ par tant d'ob^tades qu'elle o^'aura po» fieu. La pénurie du taré&or rojaL est tette ^ ea ce maineiity qu'il n'y a paâ d'argpant mêaae peur acheter dei rirres poer les troupes de la gacalsoQ ^ et que depuis qoioie loors le g^a- Teraenoient a été ohtigi de se procutinî^ à evédk^lepai», la Tiande el le» légume» aéceaaaîres pùuv les ^aiions àes soldats.
. hf^ yei<^aifles ipejeliates de JHalaga^. aujourd'liifti seule f areisoD de cette tiUe ^ voyant un eerteia nombre de veiles aVipproi^ry Oiit toits aJuandonaé leur poste a la garde du port et de U ptaée ,r et il y » eu dans 1% ville vok petit mou* vement dlnsobocéinatiortfK Ai» moment dii départ dii der* nier eoijbarier^. l'auloritè n'sralt pu réunir que qntiûe hûmmesi.des vetlontairee royaliateir^ qui criaient à hanie voi& qu'il», n'étaient plue royalistes.
La plaee et ks port de Santône y^ienaent de «e oiettBé en défense eantre une bande de eontnebandîei»^ sans doitte^ qui s'est fermée par terre dane sea emrûroas, et parce qu'un a. oibserrè en «aer qoelqueft bâtimeoft fiaisant mine de VQttlesr aboideri
Madrid^ 16 fuiUei.
Va riqipert; da nsarqms^ de €ampo-Sagrado, arriré au miaistve de la guerre, annonce que rmsurrection du La&i* peurdanvâ'tcyujottr» croissant; S. ite. miaade ausn-qa'an grand 'nombre de feane» gens de Baveelone et des enri^ roGS, qal devaient tiiiep pour la lei^eqii» se fak, sontaAIés
rejoindre le& bandes» La police paraît airoir découvert deu;c; g^rands dépôts d'armes dans le bas Arragon.
Les bruits sur L'évacuation de Cadix et Barcelone,, dont je Touji ai parlèdaosma dernière^ se soutiesnenitoujoursi et de plus^ on assure aujourd'hui que l'évacuation , aura lieu dans le mois d'octobre prochain. Nous sommes probablement sur le point de voir le Poitugal élever de nouvelles plaintes contre nous ; voici ce que je présume devoir les faire naître :
U paraît y d'après un rapport arrivé hier an ministère de la. guerre , que &âa hommes d'infanterie et cavalerie de la division, du. général Monaet sont passés en Portugal, armes et bagages ^ commandés par deux lieutenans'^colpfiels, liB général Monnet^ ajaot été infomié de cette désertion,^ ejavoja 3oo hommes de cavajerie à 1» poursuite des fugitifs^ et.n'ajiant pas pales atteindre suj» le territoire espaffiol^ ils sont entrée sujr le territoire portugais., où ne pouvant ks rejoindre ^ t)s s'amusèrent. 4 pillçjc plusieurs TÎUagefr 9 fit ihi j commirent d'assez, graves exc^s* , . Il arrive contiouellement ici des courriers expédiés, soit par le capitaine^énéral, soit par divers gQuvei;neurs d^ places et de villes de Catalogne , dont les dépêches s'accordent toutes pour informer le gouvernement que la faction carliste continue à faire d'immenses progrès dans cette province, à tel point qu'elle a pénétré dans toutes les yilles et dans tous les viUages, et surtout dans ceux des montagnes où ces bapdes s'organisent impunément. Cette faction a envoyé une dêputation dans le haut Arragon et à Molkia^; et cette dèputaftoir, soutenue par une îtwce suffisimtB, est arrivée jusque^ sur tes terres de Me«« (Jina-Geli eaC^stiUe, eteUe a dtelrUiué* paiRl^^ sitr soe
passage, comme elle en répand dans toute retendue de la Catalogne, des pamphlets, tant imprimés que manuscrits, contre le roi, contre ses ministres et contre les negros, inyîtant tous les Espagnols à défendre la religion et le trône de Charles V.
Au milieu de ce mouvement et de ces troubles dans une des plus grandes et des plus riches proyinces de l'Espagne et dans celle où les hommes ont peut-être le plus d'ensemble et d'énergie , ce qui nous étonne , c'est l'apathie , c'est l'inexplicable indifférence de notre gouvernement, qui , parfaitement informé de tout ce qui se passe , semble n'en faire aucun cas, et ne prend aucune mesure pour éteindre ce feu naissant.
Plusieurs lettres de Portugal font mention de l'arrestation de plusieurs Espagnols ,' prétendus négocians , qui , sous prétexte de leur commerce et de persécutions du gouvernement espagnol , faisaient le métier d'espions de la junte apostolique. On a trouvé chez ces prétendus négocians des proclamations en espagnol et en portugais, dans lesquelles le projet de mettre toute la péninsule sous le sceptre de Charles Y était clairement indiqué.
( Rognures du ConstitutionneL )