‹ Censure de 1827Chapitre 6 sur 91 · SUISSE · texte numérisé non relu

SUISSE

. . /^Juillet.. \

Des dâiats importons ont fourni à l'assemblée l'eccasion de signsler d'une manière éclatante les vœux de la nation , et l'énergie avec laquelle

(«6) «» «jowwntaii» «nroiit toiqoufs

^!^^ion Z projet de loi sur tétabl's^nu^dela censure. CcUc *>««^ T^*^

S^ aoocHrtumée. P*nm te o«teuw^q«i o«t

aéfiaidu oatrioliquflnent k BlHïlé de la l^^ « ««t LingMés MM. a'Alb^ti «c^a

d'état, Oriandi, Conrad Moto , CWh , Ti3efc€l** Pàunamenlo ffls , RosârPSelio. I*pwjel de o«x

«„«. a été défendu par MM. ks l^-dwmDaM» Lotti et Quadri et par M. le curé Caïgim , çre-

rid<5nt de la con»nri«on diargée de rcxanuner. Le résultat a été le rqet du projet de k» > al*

nMqoritédeSi v<Hxoontre5.

A^ant que la^scussion ait eu lieu, de» Orr

tovens tesands avaient pubKé «t adressé aux

timbres du grand oonaril des QbsenHiUom

sur le projet en question, «te argumens pce.

sentes dam ce Mémoire avec une grande foi«e

de lo^ue, ne sont pas neufe on ne peut du moins pas dire qu'ik anent usés , tant qu on voit

faire des efforts inouïs pour rétabUr des entraves à U pensée qui auraient dû tomber à jama»**vant ces almens , «i Von »v«it roupr. de c. Won „^.Lu une raison 4'état opposeea U

raison ^ aux premiers ëlémens de la morale et 4u bon sens, he genre d'ennemis que les auteurs du Mémoire pnt à combattre est facile à deviner par le prends point sur lequel ils portent leur attention, en démontrant que la religioiï a plus gagné que perdu à la hbte émission de la pensée , droit aussi inhérent à la nature humaine que celui de remuer ses membres, ce II est impossible, disent-ils , que le vrai ne finisse pas toujours par sortir yictorieux de toute lutte avec le fiiux , et que son empire ne s'augmente pas de tout ce qu'on veut lui Êiire p^dre. )> Sous le point de vue politique , ils font voir avec la dernière évidence que la liberté de 1» parole et de la ^presse est aussi vitale pour les Etats représentati& qu'elle serait absurde dans un Etat despotique. Passant de la théorie à la pratique, a il est démontré , disent-ils , qu'il ne peut y avoir de .véritable représentation nationale , là où il n'y pas la liberté entière de la paisée , de la parole, et par conséquent de la presse. Cette Êiculté une fois confisquée à l'universaUté des citoyens au profit de la seule autorité , il arrÎTera, par là tendance naturelle de l'homme versi Taoïsme , que l'autorité se servira de cet instrument régulateur et interprète de l'o{nnion et du, sens moral des peuples,, pour perveri»:

eetté opinion /pour altérer ce sens moral; puis, faisant pencher de son côté la balance des pouv<nrs, elle finfra par se jouer de Tesprit de garanties constitutionnelles/ et par réduire la re^ présentation nationale en un vain nom. )>

( Rognure du Journal des Débats. )

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