POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
D'ALEXANDRK EN AFRIQUE.
lïvfiwo du I ttpUmir* 1817.
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jélejMndrie, le 3i août.
Nous recenms les journaux anglais du 39 juin. L'ëtablisseinent de la censure en France était alors connue à Londres. Les réflexions les plussévères pour le caractère national des Français et pour les sentimens de la maison royale se rencontraient, dans les colonnes des feuilles les plus accréditées. Le Times , dont on connaît les rdations avec le ministère , s'exprimait dans des termes que nos sentimens ne nous permettent pas de transcrire. Nous ne traduirons que les lignes suivant^ , pour doPlier une idée de U&Gon dont ks fiiutes ministérielles peuvent
calomnier un peuple et ses princes près les nations éti'angères.
Le rëtahli^sement de la ceunns en France nous paraît la mesure à la fois la plus intempes-^ tive et la plus impolitique qui pût être adoptée par les che& d'une nation intelligente et fière. C'est proclamer à la &ce du monde des dangers qu'il est du premier intérêt du gouvemenifint de cacher. • . La puissance défensive de la vérité et de la loyauté , quand il y a un zèle ^al , est hors de.tpu^ compfu^isou plus forte que les traits du menscmge et de la malignité. Que veulent faire les ministr^es fiançais , et que s'ima|^nent «^ils pouvoir Rocomplir, en condamnant ainsi les or^ ganes de l'opinion au silence? Ils empêchent le public de &ire connaître ses sentimens par de certaines voies ; mais ils n'éioufient pas ces sen-*timens eux-mêmes. Les passions seront -elles amorties ou exaspérées par la violence exercée contre le pa3rs, et plus spécialement par les moti& de cette violence qui semble un aveu d'effroi? Si on ne peut exprimer ses pensées tout haut y se soumettra-t-on à ne pas parler du tout? IVon sans doute; on s'abandonnera, dans le ser
cret delà vie domestique, à des impressions dont
la force se serait évaporée à la sur&ce.... . Ceux
qui auraient élevé la voix, pour l'amoiu* de la
^ire ^ pour l'intérêt public , pour mille moti&,
tous d'accord avec l'intérêt , la paix de la société
et lasécurîtéde PEtat , que férotit-îls maintenant?
lis gémiront sur Tesclavage de la pensée; ils
s'entretiendrcÀit en secret avec ceux qui, animes
comme eux par un sentiment d^bumiliation et \m
désir de vengeance , leur persuaderont d'agir au
lieu de se bom^ à parler. Il n'y a pas de douté
que la désaffisction et l'inimitié pour le pouvoir
du sacerdoce se propageront au sein de la France.
Un coup de force, tenté pour arrêter ces ratages,
aura-t-il pour râultat d'y mettre un terme ou
de les étendre. La question iie serait pas dou-
tense, si on avait affaire au caractère aiiglaisl....
Ces r^exiôns se terùùnent par des exprès-^
àoDS injurieuses poin* le c&ractère' national et
pour l'esprit publie des Français.