‹ Cent annees de rivalite coloniale- L'affaire de MadagascarChapitre 22 sur 32 · I. \'iiir noli'o preiiiiiM' \u1iimic, p. îVJ et suivantes · texte numérisé non relu

I. \'iiir noli'o preiiiiiM' \u1iimic, p. îVJ et suivantes

132 l'affaire de madag \sc\n.

Aussi devine-l-on facilement les sentiments avee lesquelles la convention du /S août 1890 fut accueillie à Londres. Tandis que le cabinet français montait naïvement au Capitule, en dépit des protestations tardives de notre parti colonial, lord Salisbury récoltait des applaudissements mérités à la Cliamljre des Lords. Comme il le démontrait, non sans liumour, à la Haute Assemblée, « l'Angleterre bénéficiait considérablement du traité, tandis que la France n'acquérait que ce qu'elle possédait déjà ou ce que la Grande-Bretagne, comme toute autre puissance, était incapable de bii contester ». A Madagascar notamment, « l'influence de la France, que nous ayons ou non reconnu son protectorat, ne changera pas ».

Ces paroles du noble lord étaient bonnes à rappeler : par ces temps d'entente cordiale, gardons-nous d'oublier la satisfaction narquoise avec laquelle nos voisins ont souvent mis leur signature à côté de celle de nos ministres.

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