‹ Cent ans d'apostolat dans les deux hémisphères (volume 3)Chapitre 6 sur 41 · tome I, p · texte numérisé non relu

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les Oblats appartenant déjà à tant de nations diverses par leur origine, tressaillaient dans le même sentiment de gratitude envers Dieu et d'amour pour leur chère famille religieuse.

En ce moment encore, comme cinquante ans auparavant, les Oblats, maintenant incomparablement plus nombreux, ne formaient toujours qu'un cœur et qu'une âme. L'extension prodigieuse de leur champ d'action n'avait pas affaibli les liens de la charité mutuelle. Cette union intime, forte et féconde ; cette union, fruit des vertus du passé, était le gage certain de l'abondance des bénédictions célestes, pour un avenir qui s'annonçait sous de si heureux auspices.

Onzième Chapitre général.

Ces consolants présages trouvèrent un commencement d'accomplissement par les salutaires effets du onzième Chapitre général, qui s'ouvrit dans notre maison du scolasticat d'Autun. le 5 août 1867.

Immédiatement après la messe du Saint-Esprit célébrée par Mgr Guibert, eut lieu la première séance, dans la vaste et belle salle de la bibliothèque.

Pour traiter, avec tout le soin désirable, les questions importantes que faisaient naître l'accroissement extraordinaire de la Congrégation, et celui qu'il était naturel de prévoir, on décida de les soumettre, d'abord, à l'examen de quatre commissions particulières. Elles tiendraient leurs réunions séparément, le matin, de huit heures et demie à onze heures, tandis que l'après-midi serait réservée aux séances générales.

T>£ cette façon, on i^rocéderait plus sûrement et même plus rapidement, car les questions seraient presque complètement élucidées pour l'ensemble et les moindres détails, quand on en viendrait à la discussion définitive.

Ainsi fut fait.

Néanmoins, malgré les facilités de travail procurées par la méthode adoptée, le Chapitre, ouvert le 5 août, ne se clôtura que le 18. Aucun des précédents n'avait autant duré ; mais cette prolongation s'explique par le nombre et la gravité des questions débattues et résolues.

Aussi son influence fut-elle des plus efficaces pour les développements ultérieurs de la Congrégation.

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