‹ Cent ans d'apostolat dans les deux hémisphères (volume 4)Chapitre 21 sur 54 · LYON · texte numérisé non relu

LYON

Sans encombre, les saints exercices se déroulèrent, suivant le programme, et avec un succès qui dépassa toutes les espérances. La communion générale des hommes fut très imposante. Le clergé paroissial était ravi, et les fidèles régénérés gardèrent de la mission un souvenir ineffaçable.

Le P. Lavillardière.

Fondateur et Supérieur de la maison de Lyon.

C'est le 19 mai 1888, (mêles Oblats se fixèrent à Lyon. Ils plantèrent, d'abord, leur tente sur les pentes méridionales de la colline de Fourvière, au chemin de Choulans : mais cette habitation n'était que provisoire. Deux ans après, durant l'été de 1890, ils s'établirent dans l'intérieur même de la ville, rue de la Charité ; puis, un peu plus tard, dans un superbe immeuble bâti spécialement pour eux.

Mgr Foulon, qui les avait vivement appréciés à Nancy, les accueillit très favorablement dans sa ville archiépiscopale. Récemment, néanmoins, il avait refusé à don Bosco mourant l'autorisation d'y fonder une maison. et avait écarte semblable prière exprimée par une autre société de Mission naires.

Quoique, pendant ces premières années, les Oblats ne lussent encore que trois, ils avaient suscité une telle sympathie dans les auditoires lyonnais, que les demandes de travaux aflluèrent de toutes parts.

En si peu de temps, ils ne prêchèrent pas moins de sept carêmes, dans les paroisses les plus en vue ; cinq avents ; dix mois de Marie, dont plusieurs à la basilique même de Fourvière ; vingt-six retraites de pensionnats ; vingt-trois retraites de dames ou d'enfants de Marie: quatre retraites pastorales : deux missions ; vingt et une retraites de communautés religieuses ; treize retraites de grands et petits séminaires : sept octaves ou triduums, et cent vingt et un sermons de circonstances.

Ils avaient dû en refuser dix fois plus.

Ce début était plein de promesses, et présageait le plus brillant avenir.

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