NANCY
A Nancy, on le pressa d'entrer dans la Société Foi et Lumière, composée des hommes les plus instruits et les mieux pensants de cette cité, renommée par son université célèbre et ses florissantes institutions d'enseignement supérieur. Mgr de Mazenod ne s'y opposa pas. Il comprenait trop combien ces relations avec ce qu'il y avait de plus distingue dans le pays, pouvaient être utiles au bien qu'il avait en vue.
hes œuvres dans la ville épiscopale.
Au commencement, les Pères n'avaient pas de chapelle extérieure attenante à leur habitation. Ils transformèrent la plus large salle de
Nancy. — InUrienr de lV'j;lise des ()l)lats.
leur maison en chapelle [)rovisoire. Elle fut bientôt très fréquentée, non seulement les dimanches et fêtes, mais aussi les jours ordinaires.
Encouragés par d'universelles sympathies, ils conçurent, et réalisèrent, quelques années plus tard, le projet de construire une église l)roprement dite. Ce gracieux édifice, qui coûta plusieurs centaines de mille francs, fut un vrai bijou d'architecture ogivale. L'ornementation intérieure surtout était ravissante.
Comme à Aix, à Marseille, à Nîmes et à Limoges, les Oblats s'occupèrent avec un admirable dévouement dune œuvre qui leur était chère entre toutes : 1 apostolat des prisons, dont ils devinrent les aumôniers.
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Parler de reliyi(Jii à des hommes tlégradés par le vice, n'est pas facile assurément ; mais leur l'aire aimer et pratiquer la moi-ale chrétienne, est un miracle que Dieu seul peut opérer. Ce miracle, Dieu raccomi)lit par ses Oblats. A force de zèle et de patience, ils déterminèrent une amélioration notable dans l'état d'àme si déplorable de ces malheureux. L'un des membres de la communauté, le P. Dorey. en i855, trouva la mort dans ce ministère si méritoire, ^'ictime dr son dévouement héroWjue pour les i)risonniers atteints du typhus, il moui'ut martyr de la charité.
lA\e autre œuvre que les Oblats établissent toujours dans leurs chapelles publiques, est l'Œuvre des Servantes et des Ouvrières. A Nancy, elle prit vite une extension considérable. Pendant une retraitc^ qu'on leur donna, et qui dura une semaine entière, plus de cinq cents assistèrent aux exercices, le matin et le soir, avec une ponctualité et une attention des plus édifiantes. Dieu seul connaît tout le bien produit dans ces âmes, pour la plupart simples etignorantes. mais souvent exposées, vu leur situation, à tant de dangers pour leur foi et leur vertu.
Naiir-y. — i;\l« rieur de la cIiii|k-II(' «li's Oblats.