TION INTERNATIONALE CONTRE LA TUBERCULOSE
Nos réunions n’ont-elles pas pour tradition de résoudre certains problèmes, d’en éclairer d’autres? N’apportent-elles pas soulagement et espérance aux phtisiques? N’ont-elles pas servi à instruire les médecins; à enseigner les économistes et les philanthropes; à avertir les gouvernements et armer les pouvoirs publics? N’ont-elles pas sollicité les initiatives, les Œuvres et les Ligues? N’ont-elles pas
charge dudit appartement ou local, de faire savoir à l’officier sanitaire, par écrit, une telle mort ou changement de domicile, dans les vingt-quatre heures qui suivent; et un tel appartement ou local sera alors désinfecté par le département sanitaire aux frais publics, ou, si le propriétaire le préfère, par le propriétaire à la satisfaction du département sanitaire, et ne pourra être occupé à nouveau avant d’être ainsi désinfecté.
Art. 6. — Que ce sera le devoir de toute personne atteinte de tuberculose et de toute personne au service de quelqu’un ainsi atteint, et des autorités d’institutions publiques ou privées ou de dispensaires dudit district d’observer et de faire exécuter toutes les règles sanitaires et règlement des Inspecteurs du district de Columbia, pour prévenir la propagation de la maladie.
Art. 7. — Que, à la guérison de toute personne trouvée atteinte de tuberculose, un Rapport dressé à cet effet au département sanitaire par le médecin traitant, sera inscrit dans le registre sus-mentionné et relèvera ladite personne de tout assujettissement ultérieur aux exigences imposées par cet act.
Art. 8. — Que toute personne qui a violé n’importe quelle stipulation de cet act sera, après démonstration du fait, déclarée coupable de délit et sera punie d’une amende ne dépassant pas vingt-cinq dollars.
Art. 9. — Que toutes les poursuites assujetties à cet act seront à la cour de police dudit district portées, sur avis, au nom du district de Columbia, et en sa faveur.
Art. 10. — Que tous les acts et parties d’act contraires (à cet act) ou incompatibles avec les stipulations de cet act, soient, et ils le sont par ces présents, abrogés.
Approuvé, le 13 mai 1908.
encouragé le savant dans la recherche de la vérité ; prêché la croisade antituberculeuse, appelant tout le monde à l’action; évoquant à l’esprit, telle une maxime de Marc Aurèle, telle une maxime de Benjamin Franklin, la parole de Pasteur : « en fait de vérités à répandre, de misères à éteindre, de douleurs à soulager, le devoir ne cesse que là où le pouvoir manque »?
Cette invite à une action commune venait bien à son heure, puisque, « pour efficaces et soulageants que soient aux tuberculeux certains modes de Cure; il s’impose, maintenant, aux yeux de tous, que la lutte antituberculeuse ne saurait se limiter aux entreprises de l’assistance purement médicale.... » pour rappeler le langage de Casimir- Perier.
« L’Assistance, en matière de tuberculose, — proclamait, à la Conférence de Paris de 1903, l’ancien Président de la République — reste intimement liée à la solution des problèmes économiques les plus complexes; et toute formule restera stérile, qui n’aura pas pour base l’amélioration matérielle et morale du monde où l’on pâtit.
« La lutte contre la tuberculose exige la mobilisation de toutes les forces sociales, publiques et privées ; officielles et volontaires ; de toutes les forces humaines associées. »
Cela est si vrai, Messieurs, que d’année en année, nous avons vu les Gouvernements et les Pouvoirs publics, activement s’intéresser aux études de Prévention et de Cure de la maladie mondiale.
C’est ainsi, que l’Impératrice-Reine d’Allemagne, le Roi Humbert, le Roi Edouard VII.M. Casimir-Perier, le Roi de Danemark, M. Em. LoubeR Président de la République Française, la Reine de Hollande, l’Empereur d’Autriche-Roi de Hongrie, le Président Theod. Roosevelt, patronnaient toujours, souvent même ouvraient en personne, Congrès et Conférences contre la tuberculose.
Chaque année, plus nombreux, ingénieurs sanitaires, actuaires, mutualistes, thérapeutes et hygiénistes, philanthropes, économistes, moralistes, administrateurs, sociologues et médecins, coopèrent au développement de l’Hygiène Sociale, et, réunis sur le terrain élargi de la Médecine Préventive, apportent leur précieuse collaboration à l’OEuvre de science et de solidarité qu’est la lutte antituberculeuse.
Vous vous souvenez, Messieurs, par combien de compétences autres que les collaborations médicales, étaient, au Congrès de Paris, servis les intérêts de défense contre la Maladie Sociale.
N’avons-nous pas vu au Grand Palais, au Congrès comme à l’Exposi-
tion, à côté du Président d’honneur M. Em. Loubet ; à côté de M. le Président du Conseil Rouvier; à côté de Casimir-Perier et de M. Léon Bourgeois, vice -présidents d’honneur; à côté du prince d’ArenbeTg, de MM. Siegfried, Cheysson, Mabilleau, Millerand, l’abbé Lemire, Juillerat, Bonnier, A. -J. Martin; à côté des directeurs de l’Assistance et de l’Hygiène; à côté du Président Dr Hérard, illustre Nestor de la Phtisiologie; à côté des professionnels de la tuberculose, professeurs Chauveau, Brouardel, Lannelongue, Ch. Bouchard, Corail, Grancher, J. -J. Peyrot, Landouzy, A. Bobin, Letulle ; à côté du Dr Léon Petit; n’avons-nous pas vu M. Paul Strauss, président du Conseil Supérieur de l’Assistance, hygiéniste, sociologue et parlementaire, partager la présidence de la Section : Préservation et Assistance de V adulte , Hygiène sociale ?
Pareilles collaborations nécessaires, proclament combien, au temps présent, s’élargissent les bases de la lutte antituberculeuse; comment celle-ci débordant le terrain médical, les intérêts sociaux et internationaux prenant telle place dans nos Congrès, la question de la tuberculose se présente sous des aspects singulièrement agrandis que, en 1808, ne pouvaient guère soupçonner nos pères.
Combien curieuse aussi, combien passionnante ne trouvez-vous pas la dernière période de cette histoire centennale de la Phtisiologie, que j’ai essayé d’esquisser devant vous!
Aujourd’hui, Messieurs, nous sommes à même, ce me semble, de comprendre que pareille évolution dans les idées, pareille coordination dans les efforts, pareille entente dans les bonnes volontés n’auraient jamais pu aboutir sans les Associations Antituberculeuses. L’influence, sur l’esprit public, de nos réunions internationales explique, j’imagine, à tous, aux indifférents, aux inertes et aux sceptiques, le but, la nécessité de nos Congrès.
Ce sont des Assises Scientifiques, où, touchant les questions de Salut Public, se rendent jugements et arrêts que, parmi les peuples, parmi les gouvernements, parmi les hommes d’État, parmi les édilités, parmi les collectivités, comme parmi les individus, nul n’a le droit d’ignorer.
Aussi, telle l’organisation de nos OEuvres et de nos Ligues antituberculeuses (dans lesquelles, plus qu’à aucune autre époque, s’affirme la Solidarité humaine), n’apparaîtra-t-elle ni vaine, ni stérile, l'Institution de ces autres Congrès de la Paix, que sont nos Congrès pour l’étude de la tuberculose.
Après avoir vu le jour à Paris, et grandi en contrées européennes,
fière des conquêtes réalisées, comme des conquêtes promises, l’Institution s’empresse à fêter ses Noces d’Argent aux États-Unis d’Amérique. Nous avions hâte, Messieurs, abordant au pays de l’Union, de pénétrer la conscience nationale et sociale qu’Elle s’est faite.
Avidement, curieusement, nous foulons votre terre jeune, où votre esprit pratique trouve facilité, en moins d’une décade, de réaliser les choses, de faire les mœurs et d’édicter les lois pour lesquelles le vieux monde espérerait en l’avenir de siècles entiers !
Gela est si vrai, que, sans retard répondant à l'appel de Samuel Dixon — dont l’activité se dépense autant en dehors qu'au dedans de son laboratoire — l’Etat de Pensylvanie, mettant à la disposition de votre compatriote 20 millions, lui permet d’organiser, à /’ américaine, la lutte antituberculeuse, c'est-à-dire, en moins d’un lustre : d’ouvrir 67 dispensaires; d’en préparer et de fonder un sanatorium de 5oo lits, auxquels, l’an prochain, s’ajouteront 3.5oo autres lits!
Rivalisant de générosité ; prodiguant leurs trésors pour le bien public, comme pour l’avancement de la Science; vos Mécènes, Rois du jour, multiplient les écoles ménagères, les hôpitaux, les écoles de Nurses , les ligues antituberculeuses, les OEuvres de toutes bienfaisances, les dispensaires, les sanatoriums, — tel le Loomis sanatorium Liberty , fondé par un de vos philanthropes, en mémoire du professeur Albert L. Loomis, de New-York, — les Cliniques, les instituts (telle la merveilleuse fondation J. Rockefelder), les universités, les bibliothèques, les laboratoires où, vous savez, sur la parole de notre grand Rerthelot, que « se fera, pour le meilleur de l’accroissement de vos richesses sociales, l’union intime entre la science pure et la science appliquée ».
De nos yeux étonnés, nous voyons quelles libéralités magnifiques, vous avez décidé de répandre sur les Travaux et les OEuvres que le génie de chaque nation entreprend contre la Maladie Mondiale!
Vous nous émerveillez, par vos manières de pratiquer YHominiculture.
Pour vos avenues-promenades, pour vos jardins, pour vos parcs, pour vos stands, pour vos « play ground », rien jamais n’est trop beau, ni trop vaste!
Pour vos villes, assoiffées d’air et de lumière, vous faites le geste nécessaire, tel le semeur, qui, à pleine main, jette le grain des moissons prochaines.
Vous laissez venir à vous les campagnes fleuries; vers vous, marchent les ombreuses forêts.
Partout, vous créez des réserves d’ozone, inaliénables et sacrées!
C’est à qui, parmi vos États, comme parmi vos Villes; c’est à qui de Chicago, de Providence, de Baltimore, de Brooklyn, de New-York, de Philadelphie, de Washington, changera l’or en un air pur.
Après New-York, dépensant 26 millions pour planter de jardins la Vieille Cité; 8 millions pour Mulberry-Park; 12 millions pour Seward- Park; que fait Boston? Elle emploie 166 millions à l’achat : de milliers d’hectares de parcs, d’un millier d’hectares aménagés en terrains de jeux pour ses enfants... les hommes de demain !
Après de pareils spectacles que, Messieurs, vous donnez à vos hôtes accourus des cinq parties du monde, quelles surprises encore pouvezvous bien leur réserver?
Pour nous tous, biologistes, médecins, économistes, édiles et philanthropes, hommes d’action et d’idéal scientifique, pour nous tous ligueurs antituberculeux, quelles fécondes journées de travail et de réflexions préparez-vous, en ce Congrès qui, par surcroît, servant bien d’autres intérêts que ceux de la lutte antituberculeuse, travaille parmi les nations, par la diffusion des idées de vigueur physique et morale, à faire qu’il y ait, chez tous les peuples, plus de justice dans la santé.
Quels exemples encore, quelle leçon, quels souvenirs, à nous tous Phtisiologues, ménagez-vous... en votre ardent pays, où l’on « championne » la volonté, l’énergie, les viriles vertus?