‹ Cent ans de phtisiologie, 1808-1908Chapitre 19 sur 20 · Public N · texte numérisé non relu

Public N

Un act pour pourvoir : à l’enregistrement de tous les cas de tuberculose dans le district de Columbia; à l’examen gratuit des crachats dans les cas suspects, et pour prévenir la propagation de la tuberculose dans ledit district.

Qu'il soit décrété par le Sénat et la Chambre des Représentants des États-Unis d'Amérique assemblés en Congrès.

Article premier. — Que ce sera le devoir de tout médecin du district de Columbia d’envoyer, dans un Rapport adressé à l'officier sanitaire du dit district, dans le courant de la semaine où la maladie aura été diagnostiquée (et), selon des formules qui sont à stipuler par le dit officier sanitaire : le nom, l’âge, le sexe, la couleur, la profession et l’adresse de toute personne soignée par lui dans le dit district, qui, à son avis, est atteinte de tuberculose pulmonaire ou d'une autre forme contagieuse de tuberculose. Ce sera également le devoir de l’officier ayant charge en ce moment de chaque et de tout hôpital, dispensaire, asile (hospice), ou institution publique ou privée similaire du dit district, de rapporter, de même, le nom. l'âge, le sexe, la couleur, la profession et la dernière adresse de toute personne confiée à ses soins, ou venue sous son observation,

désinfections manquant, tout foyer de tuberculose devient une perpétuelle menace d’endémies bacillaires. Par cette leçon de choses, vous donnez raison à ceux d’entre nous qui proclament que les Villes ont seulement la santé que leur prépare la sagesse de leurs Édiles.

Comme le districtde Columbia, vous réussissez ce que la plupart des nations de l’Europe n’ont su réaliser. Elles sont encore gênées par certaines prescriptions légales professionnelles qui rendent — notamment en France — la déclaration difficile, par le médecin, même pour les décès tuberculeux.

Et pourtant, la plupart des Nations — sans mettre en harmonie doctrines et lois sanitaires — reconnaissent, que le premier, comme le dernier mot, de la Défense antituberculeuse, appartient a la lutte contre le BACILLE. Cette lutte contre le bacille, nous, les partisans convaincus des déclarations obligatoires (afin que, par une sorte de déclanchement automatique, elles entraînent les désinfections), nous la voulons scientifiquement engagée ; et, en un langage adapté à tous les milieux, bien enseignée ; de façon que la contagion ne soit plus envisagée, ni avec indifférence dangereuse, ni avec peur inconsidérée.

Ce futur Code antituberculeux, Messieurs, que réclament les nations civilisées: particulariste et national d’abord, pour s’adapter, dans le

dans le courant de la semaine, qui, à son avis, est atteinte de tuberculose pulmonaire, ou d’une autre forme contagieuse de tuberculose.

Art. 2. — Que l’officier sanitaire du dit district fasse promptement, ou fasse faire par un histologiste (microscopiste) compétent, un examen microscopique des crachats des personnes ainsi signalées, et fasse, à ce sujet, un Rapport sans frais au médecin ou à l’officier à la requête duquel l’examen a été fait. Si l’examen ne parvenait pas à démontrer l’existence de la maladie, le fait serait enregistré.

Art. 3. — Que l’officier sanitaire du dit district fasse inscrire tous les cas, montrant la présence du bacille tuberculeux, sur un registre dont il sera le gardien, lequel registre ne sera ouvert à l’inspection de personne, à l’exception de l’officier sanitaire et de l’officier sanitaire adjoint du dit district, et ni ce dit officier sanitaire, ni ce dit officier sanitaire adjoint, ne permettra la divulgation d’un tel Rapport, de manière à révéler l’identité de la personne à laquelle il se rapporte, hormis ce qui peut être nécessaire à l’exécution du dispositif (?) de cet act.

Art. 4. — Que ce sera le devoir du département sanitaire, dans chaque cas où un examen microscopique révèle l’existence de la tuberculose, de donner à cette personne-là, ou à ceux qui soignent une telle personne, à moins d’en être autrement prié par le médecin traitant, des instructions imprimées quant aux méthodes à employer pour prévenir la propagation de la maladie.

Art. 5. — Qu’en cas de mort par tuberculose pulmonaire ou une autre forme contagieuse de tuberculose, ou en cas de changement d’appartement ou de local d’une personne ou de personnes ainsi atteintes, ce sera le devoir du médecin traitant, s’il en a connaissance, ou, s’il n’y a pas un tel médecin ou si un tel médecin est absent, ce sera le devoir du locataire ou autre personne en

détail de ses applications, au génie, aux besoins et aux mœurs de chacun ; ce Code de Santé — nouveau Droit des Gens — nos neveux le connaîtront international, la Prophylaxie des maladies évitables représentant l’un de ces intérêts humains , contre lesquels les frontières ne sauraient former autant de cloisons étanches. Ne faut-il pas que l’Hygiène, tout comme font les pandémies, pénètre les nations?

C’est à la formation de pareils concepts, à la diffusion de pareilles idées, c’est à la connaissance, à l’étude et à la comparaison de tous les moyens de Prophylaxie, d’Assistance et de Cure anliphtisiques, que nous venons travailler à Washington, comme hier à Philadelphie; comme les années précédentes à Vienne, à La Haye, à Copenhague, à Paris, à Berlin, lors des convocations de 1’ Associa?

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