‹ Cent ans de phtisiologie, 1808-1908Chapitre 7 sur 20 · Guardia : Histoire de la Médecine · texte numérisé non relu

Guardia : Histoire de la Médecine

2. « Par la race (Breton), par le tempérament, par son éducation militaire, cet athlète était prédestiné aux combats. Sa vie fut toute militante, celle d’un intrépide lutteur, qui finit par ruiner son propre système, après avoir accumulé tant de ruines autour de lui. Voyez son portrait où respirent la vie, la bravoure, et l’assurance d’un homme qui connaît sa vaillance : carrure herculéenne, larges et fortes épaules, encolure de taureau, tète énorme, front large, haut et carré, nez fin, aux narines ouvertes, bouche éloquente et dédaigneuse, menton puissant, joues pleines, et deux yeux vifs, brillants comme la flamme, surmontés de sourcils épais et touffus qui donnent un puissant relief à cette physionomie originale. Une chevelure abondante couronne cette grande et belle figure où l’intelligence et la volonté rayonnent, avec la sérénité d’une nature qui ne connut jamais la peur. Les traits fins manquent, et Indistinction qui les accompagne ; mais la force, la virilité, le courage, l'amour de la domination et de la victoire éclatent sur ce mâle visage. » (J.-M. Guardia : Histoire de la trédeclne, O. Doin, éditeur, Paris, 1884, p. 238.)

contraire, affermie par les Recherches anatomo-pathologiques sur la Phtisie, que Pierre Louis (celui-là même que Broussais, croyant le diminuer, appelait dédaigneusement le chef de Y Ecole numérique ), faisait paraître en 1825, à la veille même de la mort de Laënnec. On sait que, à 45 ans, l’inventeur de V Auscultation Médiate mourait de phtisie pulmonaire attribuable à un tubercule anatomique qu’il s’était fait à la main, pendant l’autopsie d’un phtisique pulmonaire.

Le livre de Louis, comme ses cours de l’ Hôtel-Dieu, formèrent

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