CANARIS
Voici les vers qu'il dédiait à Canaris, dont le nom faisait battre toutes les jeunes poitrines, lors de la dernière guerre des Grecs contre les Turcs. Q^uel poème il eût écrit sur Kriiger, s'il eût vu, à Paris, ce beau vieillard acclamé après sa noble défaite au Transvaal ! Il aimait les héros, en étant un lui-même.
Peut-être en ce moment quelque femme de Grèce,
Dont un bandeau païen serre la noire tresse,
Mère féconde ou fille avec de vieux parents
Tourne sur toi ses yeux fixes et transparents.
Se souvient de Psara, de Chio, de Nauplie,
Et de toute la mer de Canaris remplie
Et, t'admirant de loin comme on admire un roi,
Sans oser te parler, passe en priant pour toi !
LesCIiLintstiu CrJf>itscu/e fp. 171.