JEUNESSE
La Chanson des Rues d des Bois est, comme l'indique son titre charmant, la chanson des midis et du parfum des fleurs. Il s'en dégage une douce philosophie. On y chante le plaisir, mais il reste entendu que le plaisir ne doit avoir qu'un temps et que le devoir reprendra bientôt la grande place dans la vie. Mais, en attendant, le poète a vingt ans, et ses duos d'amoureux sont exquis de fraîcheur et de belle isunesse.
Elle disait cent autres choses, Et sa douce main me battait.
O mois de juin ! ravons et roses !
L'azur chante et l'ombre se ta'.t.
J'essuvai, sans trop lui déplaire, Tout en la laissant m'acciiser, .\vec des fleurs sa main colère.
Et sa bouche avec un baiser.
Zrj Chanso i des Rues et des Bois (p. 8).
-» lA FIN DI SATAM r-
JEAN-PAUL LAURENS
Depuis quatre mille ans il tombait dans Tabime.
Il n'avait pas encore pu saisir unevcime.
Ni lever une fois son front'"démesuré.
Il s'enfonçait dans l'ombre -et la brume, effaré.
Seul, et, derrière lui. dans les nuits éternelles.
Tombaient plus lentement les plumes de ses ailes.
La Fin de Satan (p. 5).
LA FIN DE S«iAN
ROCHEGROSSE