‹ Cent fleurs de mon herbierChapitre 2 sur 62 · AUX LECTEURS · texte numérisé non relu

AUX LECTEURS

leur être de quelque utilité. Sans oublier que l'herborisation est tout à fait hygiénique, car elle se fait à pied, et les marches en plein air, sous bois ou dans le grand soleil, pendant la belle saison, activent la respiration, fatiguent les muscles et les développent. On s'aperçoit alors que le plaisir que procurent les recherches scientifiques s'aUie très bien à la satisfaction qu'on éprouve d'améliorer sa vigueur physique.

Avec son nouveau titre et sa nouvelle division, avec ses copieuses additions et ses gravures nombreuses, le présent ouvrage devrait mériter au moins la faveur qu'a obtenue son aîné. Certes, nous savons bien que notre livre n'est pas parfait, et qu'il est loin d'avoir l'étendue nécessaire pour satisfaire la curiosité légitime d'un bon nombre, mais un ouvrage de ce genre coûterait cher et ne serait pas à la portée des petites bourses. D'ailleurs notre ambition se borne à faire naître le goût de l'étude des plantes indigènes ; dès que ce goût aura germé en vous, procurez-vous une flore de Provancher ou de Moyen, et vous vous passerez aisément de nous.

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