LES PINS
... Le pin, dont la tête se mêle Aux blancheurs de la nue, arbre aimé de Cybèle, Depuis que son écorce emprisonna la chair Du bel Atis, et pris l'enfant qui lui fut cher.
T. DE Banville.
Les espèces principales de ce genre, ici, sont le pin blanc du Canada (pinus alba canadens's), et le pin rouge (pinus rupestris).
Pin blanc.
Le pin blanc est l'espèce la plus commune en cette province. Il est très employé dans la mâture des bâtiments et dans la menuiserie.
Le pin rouge produit la résine. C'est aussi un bon bois de construction.
Nous avons encore le pin des rochers, ou pin gris, dont les cônes sont recherchés pour la fabrication d'une tisane contre les mauvais rhumes.
« Le pollen des Pins, dit Grimard, est extrêmement abondant, et, quand le vent soufTle avec violence, il enlève et emporte au loin de véritables nuages de poussière jaune qui couvrent de grandes
étendues de terrain, phénomène que l'on a souvent décrit sous le nom de pluie de soufjre ».
L'un de nos plus talentueux poètes, M. Gonzalve Desaulniers, a consacré aux pins une poésie vraiment inspirée, dont nous citerons quelques quatrains :
O pins ! énormes fûts, titans des forêts vierges. Vous qui dressez vos fronts dans l'air superbement, La terre est votre autel et vous êtes les cierges Qui la nimbez sans fin de votre verdoiement...
Que novembre se voile ou qu'avril étincelle. L'air s'imprègne de vos arômes infinis ; Vous jetez les senteurs que votre ombre recèle L'automne, dans la brise, et l'été, dans les nids.
Quand la pâle clarté du jour qui se dérobe. Estompe à l'horizon vos troncs audacieux. On croirait que du pied vous écrasez le globe. Et, que de votre front vous étayez les cieux...