PRÉFACE XI
que nous faisons peu d’efforts pour connaître les trésors que la nature a semés à pleines mains autour de nous.
Il est bien vrai que la botanique est enseignée dans tous nos collèges et nos pensionnats, mais on n’y attache peut-être pas assez d'importance dans nombre de cas. Il s'ensuit qu'on apprend les éléments à la hâte, qu’on ne fait jamais ou presque jamais d’herborisation et qu’il n'en résulte rien de pratique.
Il importe que notre race ne demeure pas dans cet état d’ignorance, et nous devons tous faire des efforts pour rendre populaire une science qui est utile à nombre de personnes et dans une foule de cas.
Pour notre part, plusieurs fois, en décrivant un paysage, nous nous sommes trouvé arrêté par l'ignorance du nom des plantes que nous voyions et qu'il nous aurait fallu énumérer, au moins succinctement, pour être précis. Nous avions alors une vague idée d'étudier la botanique et les plantes de notre pays, mais le seul ouvrage que nous avions sous la main était la Flore du Canada de Provancher, et elle nous paraissait trop scientifique pour un débutant.
C’est alors que nous Iñnes un admirable article de Mgr Laflamme, intitulé: La poésie chez les plantes. Le passage suivant nous frappa :
“Le côté le plus merveilleux de la nature