XII PRÉFACE
végétale semble, jusqu'ici, avoir échappé à l'observation, un peu superficielle, des artistes du vers. C’est là un véritable malheur. Ji serait à souhaiter que tous les fabricants d’idylles on de bucoliques, à un titre quelconque, fussent un tant soit peu botanistes. Leurs métaphores + gagneaient en naturel et en exactitude, ct linspiration qu'ils tirent du spectacle de la nature ne serait ni moins vive ni moins puissante,”
Nous résolûmes de nous y mettre. Nov: nous proeurèämes quelques petits traités élémentaires pour étudier les grandes lignes de +ette science, puis, suivant en cela le conseil de J.-J, Rousseau, nous eéssayämes de l'herborisation, tâchant d’abord de reconnaître les plantes qui poussent, autour des habitations. A force de tâtonnements et de patience nous réussimos à composer ui modeste herbier et la joie que nous goûtämes à ce travail, nous récompensa amplement de nos petites peines. Avec le temps nous sommes parvenu à nous tirer à peu près d'affaire et, bien que notre science soit très restreinte, nous croyons pouvoir être utile à nes compatriotes en leur faisant part de nos humbles travaux.
Nous avons recueilli pour chaque plante tous les renseignements que nous avons pu obtenir, de manière et d'autre; nous les avons groupés et nous avons essavé de les consigner dans une
langue sans prétention, de façon à être corpris
Didier Gé cru
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PLÉFACE XIII
par tous. Chaque monographie comprend la description, l’histoire, l'utilité, les propriétés, l’anthologie et les emblèmes de la plante prise pour sujet.
Nous ne nous adressons pas aux savants ; nous offrons ces pages À ceux qui n’ont ui les moyens, ni le loisir de consulter les ouvrages scientifiques qui leur permettraient de reconnaître, lorsqu'ils les foulent au pied, les mignonnes créatures qui peuplen nos prés et 208 bois ; nous offrons notre livr. à tous les gens de bonne volonté qui ont besoin d'acquérir quelques connaissances sur la flore de leur pays. Et quels sont ceux qui n’en ont pas besoin ?
Le cultivateur, l'homme de profession, l’artiste, le marchand, l'écrivain, la femme économe, pour ne nommer que eeux-là, ont tous besoin de se renseigner sur les plantes qui croissent dans leur contrée,
Est-ce que cela sera admis ? nous ne le cr:vons pas. Il répugne, dirait-on, aux Canadiens-Fran- Gais d'accorder quelques minutes de leur temps précieux pour une étude qui ne saurait les payer tout de suite, en argent ! 11 leur répugne encore de troubler leur doux far niente pour courir les champs et cueillir des fleurettes. Nos hommes ont bien d’autres choses à penser.
Ils sont de leur siècle, le siècle d'argent !
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