Ib., p
5. On connaît l'œuvre de Kant : De la paix perpétuelle, Essai philosophique, 1795 (tr. en fr., par J. Barni : Eléments métaphysiques de la doctrine du droit, Paris, A. Durand, 1853, in-8). Dans la première section, contenant les articles préliminaires d'une paix perpétuelle entre les Etats, on lit l'art. 1 : « Nul traité de paix ne peut être considéré comme tel, si l'on s'y réserve secrètement quelque sujet de recommencer la guerre. » Cf. De Beauffort. Quelques projets d'arbitrage intern. et de paix perp. auxXVIb et XVIII* siècles [Rev. d'Hist. dipL, 1902, p. 351-367).
6. Ed. Langlois, p. 87. M. Mil. R. Vesnitch a écrit un très intéressant article sur Pierre Dubois et Emeric Crucé en tant que précurseurs du Pacifisme et de l'arbitrage International [Rev. d'Hist. dipl., 1911, p. 23-78).
c'est l'empire du monde, la monarchie universelle qu'il voudrait voir décerner aux rois de France. Philippe-le:Bel établira partout jusqu'à Gonstantinople des fils, des frères, des neveux et des cousins. La paix perpétuelle et la croisade sont les prétextes dont se colore ce vaste plan de domination. Il y avait dans ces plans une grande part de chimère ; mais en cela même ce légiste ne faisait que donner une forme spécieuse aux idées qui agitaient alors les esprits. Ces idées sont partout et l'incohérence même des témoignages, dans lesquels on les rencontre, prouve à quel point elles étaient répandues 4. »
Et M. J. Delaville Le Roulx, étudiant lui-même ce projet de Du Bois, arrive à la même conclusion : « De pareils plans étaient irréalisables ; destinés à préparer l'opinion publique, ils n'avaient pas un caractère pratique suffisant pour décider une intervention dans les Conseils du Gouvernement. Le Roi de France le comprit et, au milieu des embarras intérieurs du royaume, aucune suite ne fut donnée aux projets de Du Bois 2. »