PROJET DE HENRI II DE LUSIGNAN, ROI DE CHYPRE
On ne devait pas débarquer en Arménie, le climat de celleci étant fatal aux Européens et, de plus, la marche par terre d'Arménie en Syrie étant très difficile. Nous voyons ainsi chacun plaider pour le débarquement dans sa patrie : charité bien ordonnée commence par soi-même. Un mouvement des Tartares du côté de la Syrie aiderait puissamment l'expédition. On débarquerait en Egypte; une fois ce pays conquis, la Syrie ne résisterait plus1.
Sous l'influence de toutes ces plaidoiries, le Concile de Vienne proclama la croisade, le 19 décembre 1312.
Mais au milieu des préparatifs de cette nouvelle croisade, Philippe-le-Bel et Clément V moururent (1314). L'entreprise devait échouer.
Sous Charles-le-Bel, des conseils, pour la conquête de Lieux Saints, furent donnés au Roi de France par Hélion de Villeneuve, Guillaume Durand, évêque de Mende et par l'Evêque espagnol de Léon. Mais le Comte de Clermont, devenu duc de Bourgogne (1326) ajourna la croisade, malgré les protestations des croisés; les négociations à ce sujet continuèrent avec le Saint-Siège jusqu'en 1333.