Id., t. II, p
chaoux pour me fascher, voyant que je n'ay ny le moyen ny la commodité d'y pouvoir satisfaire pour cette heure1. » Il eut encore des démôles financiers avec Du Bourg2, comme il appert de la lettre que celui-ci adressa au Roi, de Venise, 12 janvier 1570 :
Je confesse qu'après avoir esté bien adverty des délibérations dudit sieur de Grandchamps, des pratiques par lui faites peu de jours auparavant mon arrivée, et de l'advis qu'il auroit peu de quelques deniers qui, soubz la couverture de ses paquets, venoientàmoi de Venize par lettres de change, j'ay requiz, pour ne demeurer à seq, le bassa que les premiers paquets venant au sieur de Grandchamps par la voie dudit bayle, fussent pourtés par son secrétaire audit sieur de Grandchamps, et par luy en la présence dudit secrétaire ou de l'ung de mes hommes ouvertz, mais non toutesfoys les lettres ou papiers enclos es dits paquets ; ce qui a esté ainsy et non aultrement faict, par une foys, où lesdites lettres de change ont esté trouvées3.
Le comte de Saint-Priest dit, au sujet des démêlés de Grandchamp avec Du Bourg :
L'évèque d'Acqs accuse Grandchamps d'avoir été le complice de Du Bourg dans un vol de cinquante mille écus fait à des marchands marseillais. Cet homme, dans le but de se faire nommer ambassadeur intrigua pour avoir du grand Vizir la commission
\. ld., III, p. 61. Voilà comment le Comte de Saint-Priest explique cette affaire : « Un juif, nommé Joseph Miques, se prétendant créancier du Roi Charles IX, qui ne s'acquittait pas, requit de la Porte et en obtint des lettres de représailles pour se payer sur les effets des bâtiments français qui faisaient le commerce à Alexandrie. Les intéressés jetèrent des hauts cris à la cour et on se détermina à envoyer en ambassade à Constantinople, Claude Du Bourg, sieur de Guerines, sans autre commission que celle de solliciter le redressement des griefs et le renouvellement du traité de 1535. Cet ambassadeur y réussit au mois d'octobre 1569. » (Mém. sur l'Amb. de Fr. en Turquie, Paris, 1877, p. 53.) Barbaro, qui avait été auparavant Ambassadeur à Paris dit : « Giovanni Miches, creditor del Ohnstianissimo Re per il deponto del gran partito del lione di circa 150.000 scudi, a fatto più d'una realta pretensione per i suoi Ciausi mandati in Francia » (Hammer, t. VI). Cf. Jorga, IV, p. 140.
2. Né vers 1522, mort au cachot, en 1580. Cf. Mission dipl. de Claude du Bourg, par H. du Bourg [Bev. d'Hist. dipl., 1895.. p. 186-224).