EST PIA'S HAUTE, ETC
CM (It'pit (les gammes l'I des roulades (lui srlanraieiil |)liis énergiques cl plus sonores (]ue jamais. Le surleiideinaiii , Morphée eoidiiuia à répandre ses pavois les |»lus donv snr les paupières de lunicpie el dernier rejeton do la l'aniille des Anlivalonieni. Le prince éprouva même une sensation voluptueuse ([ue son sommeil du matin ne lui avait pas juscpialors procurée; cette voix si fraîche et si pure le berça, et il dormit aux notes de la cliantcnise, connue on dort au bruit des arbres, à lécho dune jduie d'été snr le feuillage ou aux mélodieux souj)irs (ruiie fontaine.
Mais il arriva qu'un matin la choriste ne chanta plus, ni ce jour-là, ni les jours suivants. Le prince eut beau appeler le sommeil de toute l'énergie de ses prunelles, le sonnneil lui tint rigueur; et cependant ses vœux étaient satisfaits. La fauvette était muette dans son nid ; mais d'importune qu'elle était autrefois, elle était devenue insensiblement agréable, nécessaire même; et le prince, qui ne craignait pas de passer ])our le plus versatile des dormeurs, dit bicMilot à Carlo :
— J'avais offert à cette jeune choriste cent secpiins ])our qu'elle cessât de chanter; à présent j'en mels le double à sa disposition, si elle veid chanter, comme ])ar le passé, dès le matin... Dis-lui que je suis un dilettante d'une espèce particulière. La plu))art des gens n'aiment gnère la musique que la mjit; moi, c'est surtout au \o\cv du jour (pi'elle m<> plaît. Pars, el (pi'avaul ton letonr l(^ plus mélodieux ramage vientu' m annoncer que mes volontés sont remplies.
Carlo s'accpiilta de sa connnission, et fit savoii- au prince qu'il de\ait renoncer désormais à entendre la cho-