‹ Cent proverbes (volume 2)Chapitre 126 sur 156 · RIEN N EST BON · texte numérisé non relu

RIEN N EST BON

— Que dirait le docltuir s'il vous voyait dans cet ('lai? dit M. de G. en renlraul.

— Il dirait, répondit-elle, que j'ai un peu enfreint son ordonnance. Mais que nous importe"? nous ne le verrons pas; ne partons-nous pas demain pour la campagne?

On était alors au commencement du printenqis, et le comte de G. avait l'habitude à cette époque-là d'aller s'établir dans un magnitique château qn'il possédait dans les environs de Compiègne.

Madame de G. ])arut plus heureuse encore que de coutume de quitter Paris. Mais elle était inslailée au château depuis deux jours à peine, qu'elle avait déjà pris Thabitude de ne descendre de sa chambre que vers deux heures de l'après-midi. Chaque matin , le jardinier lui montait eu cachette un bouquet de fleurs les plus belles et les |)lus variées. Le comte ne tarda pas à découvrir que sa fennnc employait toutes ses matinées à peindre; il rendit des actions de grâces au docteur.

La fête de M. de G. se trouvait cire à la hn du mois de juillet. La veille de cet anniversaire, il vit paraître devant lui madame de G. , qui lui offrit d'un air embarrassé un magnitique album qu'elle venait d'achever. M. de G. se mit aussitôt à le parcourir, et quel fut son bonheur en remarquant (pi'il était rempli de fleurs peintes avec un goùl charmant !

— Vous allez me gronder, dit-elle ; j'ai voulu remplir cet album malgré les ordres du médecin.

— Non, ma chère Juliette, s'écria M. de G. en Tembrassant au front , car vous saurez que celte prétendue défense de mon ami Tj. n't'tait (pTuiu' ruse de sa part des-

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liiiéc à vous iriulrc à vos anciens passi'-lcnips. Il a jx-nsc (|n(' vous y irvicudiic/ dr vous-nièinc du jour où ou \ous k«s inlci-diiail. Paidouncz-uioi de ^l'àco eu l'avcm- de celle \éi-ilé, (jui s*aj)[)lique si bien aux <^oùls des jeunes leinnies, et souvenl aussi, hélas! à la |)osiliou des vieux luans :

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