‹ Cent proverbes (volume 2)Chapitre 150 sur 156 · COURONNE L'ŒUVRE · texte numérisé non relu

COURONNE L'ŒUVRE

nV près avoir fratcrnelloinonl vécu pendant

un an sous le même l)onnet , les Trois Tètes

%^ ■< que le -crayon de Grandville a représentées

sur le frontispice de ce volume, se diicnl

Tune à l'autre :

— Le moment est venu d'abandonner le logis commun,

et de reprendre chacune notre chapeau. Nous allons nous

séparer; mais avant de nous dire adieu, il convient de

LA FIN COURONNE l'oEUVRE. 591

méditer ciisciiiMo le couplet iiiial (|iie nous adicsserous au |)Ml)lie. Il MOUS faut (|uel(jue chose de iieid , (rehloiiissaiit , enfin un ])oii([uet di^iie de ce t'en (rartilice d'esprit en cinquante livraisons que nous venons de tirer pour le plus grand amusement des lecteurs. Que pensez-vous d'un compliment en vers?

— C'est bien usé. répondit la secoiule Tète ; d'ailleurs les compliments en vers ne se l'ont (jue pour les inau<2,urations.

— Si nous écrivions une post-lace ! « Ce livre que vous venez de lire, Messieurs et Mesdames, est l'histoire abrégée de l'humanité. Qu'est-ce que le proverbe , sinon l'expression la plus élevée de la philosophie? La philosophie ellemême n'est-elle pas la connaissance de l'honnne? Or, le proverbe c'est l'humanité. Remarquez en effet comme dans ce volume tout prend une voix, une forme, un sens : financiers, bourgeois, oiseaux, quadrupèdes, Chinois, Français, Italiens, Grecs, Allemands, gens de tous les pays, de toutes les nations, de toutes les époques, tout le monde vit à la fois de la même vie et parle la même langue, celle du bon sens. Ce livre manquait à l'univers, l'univers ne manquera pas à ce livre; mais qu'on nous permette de développer notre pensée »

— Assez de développements connue cela, dit a son tour la troisième Tête; je ne connais rien de })lus ennuyeux qu'une préface, si ce n'est une post-face : personne ne la lit.

— Bornons-nous alors à solliciter 1" indulgence du public

— Daignez excuser les fautes de l'auteur ? c'est trop lococo. Paix aux vieilles formules, ne faisons pas la palingénésie des théâtres forains.

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