‹ Cent proverbes (volume 2)Chapitre 85 sur 156 · OUI QUITTE SA PLACE LA PERD · texte numérisé non relu

OUI QUITTE SA PLACE LA PERD

Slonn ; les deux rivaux se soûl jeté uu coup d'œil foudroyant. Anselme cependant ne s'est pas arrêté devant Dorothée. II reviendra lout-à-l'heure, gardons-nous d'en douter. N'effarouchons point Stenn et Dorothée. (Le chœur se met à l'écart.)

Stenn. — Bonjour, mademoiselle Dorothée.

Dorothée. — Bonjour, M. Stenn.

Stenn. — Comme ce honjoiu' est froid ! Je v ois que vous ne m'aimez pas, mademoiselle Dorothée ; vous me préférez Anselme.

Dorothée. — M. Anselme est un bon garçon; mais ce n'est pas à moi de décider si je le préfère. Je lérai ce que mon père ordonnera.

Stenn. — Jamais d'autre réponse. Quoi ! pas un mot d'amonr?

Dorothée. — Partez ! voici mon père. (Stenn sort; survient Anselme.)

Anselme. — Bonjour, mademoiselle Dorothée.

Dorothée. — Bonjour, M. Anselme.

Anselme. — Votre père vient de sortir, et je prolite du moment pour vous offrir ce sonnet, qui mieux que toutes mes paroles vous dépeindra les tourments que j'endure ; car je souffre pour vous, cruelle, et vous ne m'aimez })as. Sans doute vous me préférez Stenn ?

Dorothée. — M. Stenn est un hou garçon; mais c'est mon père qui doit choisir entre vous deux. Le voici qui rentre ; fuyez.

Anselme. — Hélas ! hélas ! vous me désespérez. (Il sort.)

Le choeur. — Stenn n'était pas content quand il a quitté

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