‹ Cent proverbes (volume 2)Chapitre 90 sur 156 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

Stenn. — Me voilà de retour. J'étais fou de croire qu'elle allait accourir anprès de moi; elle ne pouvait raisonnablement braver à ce point les convenances ; son père en serait mort de chagrin. ^'inq)orte ! le coup est porté ; j'ai enfoncé Famour dans son cœur avec la doulenr. Quel effet je vais produire font à T heure, lorsque je lui dirai : «Mon adorée, le désir de te revoir m'a lait vivre, c'est ta main qni m'a ramené des portes du tombeau ! » Elle me répondra : « 0 ciel ! n'est-ce point un songe? C'est lui ! » Elle tombera dans mes bras, et dans huit jours elle sera madame Stenn. Pour se tirer d'affaire dans ce monde, il suffit d'un peu d'imagination. (Une troupe tle musiciens traverse la place en chantant.) Oii vont donc tous ces musiciens ?

Le choeur. — Us vont jouer une sérénade sous les fenêtres de la belle Dorothée, la fille du riche marchand Liebmann, qui se marie aujourd'hui.

StExNN. — Avec qui ?

Le choeur. — Avec l'étudiant Anselme.

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Stknn. — Kllc 11.1 donc |t;is su (|ii(' je in'i'lais Itrùh' l,i cor vol le.

Le Cll()i:ri!. — (Tes! an (•onlraii'c ce (|iii Ta (l(''ci(l(''('.

Stenn. — MalluMU" sur moi ! il ne me rcslc ])lns (ju'à me tncr |)onr loni de hon.

Lk ciioeuu. — Nons t'ompoclierons l)i(Mi de coinmellrc c'ctlc folie. Fuis Ircvc un moiiionl à (es lameulations, aliii que nous puissions adresser quelques mots au public.

Messieurs et Mesdames,

Le rôle du chœur anlique, outre l'obligation de consoler, de ralTermir le héros, et de lui donner d'excellents conseils , loi inq)ose encore le soin de résiuner la morale de la pièce. C'est pourquoi nous croyons devoir terminer par l'aphorisme de circonstance :

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