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ACTE PREMIER

Le choelr. — Voici venir rétudiaiit Stenn, plus amoureux que jamais de ki belle Dorothée, la fille de Liebmann, le riche marchand de draps. C'est l'heure où ils causent ensemble au comptoir. N'est-ce point aussi l'éludiant An-

selme qui se dirige du même côté? Il marclie en composant un sonnet pour la charmante Dorothée. Lequel des deux est le préféré? Nous ne tarderons pas à l'apprendre, sans doute. Anselme a reconnu Stenn; les deux rivaux se sont jeté un coup d'œil foudroyant. Anselme cependant ne s'est pas arrêté devant Dorothée. Il reviendra tout à l'heure, gardons-nous d'en douter. N'effarouchons point Stenn et

Dorothée, (lc cliœur se met à l'écart.)

Sti;ni\. — Bonjour, mademoiselle Dorothée.

DoiiOTHÉE. — Bonjour, monsieur Stenn.

Sti:\i\. — Comme ce bonjour est froid! Je vois que vous ne m'aimez pas, mademoiselle Dorothée; vous me préférez Anselme.

DonoTuiÎE. — M. Anselme est un bon garçon ; mais ce n'est pas à moi de décider si je le préfère. Je ferai ce que mon père ordonnera.

Sïiixx. — Jamais d'autre réponse. Quoi! pas un mot d'amour?

Dorothée. — Partez! voici mon père, (stenn sort; survient

Anselme.)

AxsELME. — Bonjour, mademoiselle Dorothée.

Dorothée. — Bonjour, monsieur Anselme.

Anselme. — Votre père vient de sortir, et je profite du moment pour vous offrir ce sonnet, qui mieux que toutes mes paroles vous dépeindra les tourments c|ue j'endure ; car je souffre pour vous, cruelle, et vous ne m'aimez pas. Sans doute vous me préférez Stenn^

DouoTUÉE. — iM. Stenn est un bon garçon; mais c'est mon père qui doit choisir entre vous deux. Le voici qui rentre ; fuyez. . ' .

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