‹ Cent proverbesChapitre 158 sur 257 · MAIS L'ABEILLE PIQUE · texte numérisé non relu

MAIS L'ABEILLE PIQUE

Daphnis. — Cinq génisses blanches comme la neige errent dans mes prairies.

CuLOii. — Tiens! tiens! tiens!

Daponis. — Mon oncle, le vieux Anaximarque, a pas mal de fonds placés sur la banque d'Athènes.

Chloé. — Où voulez-vous en venir?

Daphms. — A vous offrir tout cela, si vous voulez me suivre.

CnLOÉ. — Où donc^

Daphnis. — A l'autel de l'hyménée. Crois-moi, Chloé, ni Palémon ni Myrtile ne t'aimeront autant que moi. Est-il dans la contrée un berger qui puisse m'ètre comparé? Apollon oserait à peine me disputer la palme du chant. Aux derniers jeuK, n'ai-je pas remporté le priK du bâton? J'excelle à lancer au milieu des quilles un globe pesant, et les nymphes elles-mêmes qui cancannent au clair de lune sur le mont Cythéron n'ont pas plus de grâce que moi lorsque je danse à la fête du village aux sons de la musette à pistons. Tu seras ma sultane, mon Andalouse, mon Albanaise au pied léger. "N'eux-tu me suivre? de grâce, réponds-moi.

CnLOÉ. — Adressez-vous à ma mère.

DaPHNIS, lui prenant la main. Ah I divluC Chloé !

CuLOÉ. — Eh bien, monsieur!

Daphnis , voulant lui prendre la taille. — 0 délirante bergère !

Chloé. — A bas les pattes!

Daphnis. — Tu repousses ton époux?

CuLOÉ. — Vous ne l'êtes pas ejicore.

Dapiinis. — Laisse -moi prendre sur tes lèvres un baiser. CuLOÉ, le repoussant. — J'cntcnds du bruit... Dapunis. — C'est ce bois qui murmure de joie.

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