‹ Cent proverbesChapitre 195 sur 257 · TRISTE MAISON QUE CELLE OU LE COQ · texte numérisé non relu

TRISTE MAISON QUE CELLE OU LE COQ

luari est le très-humble et très-obéissant serviteur de la femme.

Cette servitude domestique paraissait jadis si honteuse et si dégradante qu'on l'imputait à crime au bonhomme qui la subissait. La vindicte populaire, en certaines localités, se saisissait du malheureux et, pour le punir de n'avoir pas su conserver sa dignité virile, le livrait aux risées publiques en le bafouant dans des ballades satiriques, quelquefois même en le promenant au milieu des rues, monté sur un âne, le visage tourné vers la croupe de l'animal dont il tenait la queue en guise de bride.

Un étendard formé d'un torchon barbouillé de suie précédait sa marche et se balançait devant ses yeux.

Deux acolytes soutenaient le patient avec des fourches appliquées sous ses aisselles afin de l'empêcher de s'incliner sur sa monture; d'autres l'encensaient avec des sabots remplis de crottes de baudet.

Quelques-uns prenaient soin de le faire boire de temps en temps, après quoi on lui essuyait la bouche et la figure avec le torchon. Pendant la durée de la promenade, le cortège ne cessait de pousser des huées accompagnées d'un bruit étrange de pelles, de casseroles, de chaudrons, de fifres et de cornets à bouquin.

Ces pénalités aussi cruelles que rid-icules étaient autorisées par les coutumes, et, malgré la législation moderne, elles n'ont pas été' entièrement abolies dans notre siècle. .Alillin. dans son Voyage dans les départements du midi, etc.. 1807, en rapporte un exemple, et le Journal des Débats du lundi 3 septembre 1842 en cite un second concernant tous deux des maris qui s'étaient laissé battre par leurs femmes.

31 obère a consigné une autre variante du proverbe

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