‹ Cent proverbesChapitre 229 sur 257 · RASE L'AUTRE. • 49S · texte numérisé non relu

RASE L'AUTRE. • 49S

BvRCiNO. — Jifero\ je te méprise... va chercher tes puces ailleurs.

(il se rendort.)

Figaro. — Je ne le réveillerai jamais, et le pauvre diable me fait pitié. Bien qu'il ne soit pas mon père, jetons, comme la fille de Loth, un voile sur sa faiblesse.

(il l'emporte dans son arrière-boutique.) L'.VLCVDE, arrivant i grands pas. BarclnO ! Barciuo!...

OÙ diable se cache ce maudit sereno?... Huit heures du matin, et pas de rapport encore!... Le corrégidor. que vat-il dire? à qui demander?... Justement voici mon affaire. Seigneur Figaro ! seigneur Figaro! je cherche le sereno du quartier; ne l'auriez-vous point vu, par hasard?

Figaro. — Nullement. Mais, toute la nuit durant, je l'ai bien assez entendu pour mes péchés, (parodiant la vois de Barcino.) « I^c tcmps cst bcau ! . . . la nuit est belle!... » Pensez que j'avais un mal de dents, et que je donnais de bon cœur au diable votre importun crieur de nuit !

L'alcade. — Ainsi donc, après tout, le drôle n'a pas manqué à ses devoirs... l^hlis ce malin, ce matin, seigneur Figaro, où diable pensez-vous qu'il soit?

Figaro. — Je l'ignore, illustre alcade; mais je gagerais fort qu'il s'occupe de la sécurité publique. Quel brave corchete vous avez là! Personne ne s'entend comme lui îi dépister nos drôlesses, et je lai vu un jour, à la porte de Xerez, désarmer à lui seul six. fameux rufians, dont les épées passaient la longueur voulue parles ordonnances. Je restai stupéfait devant son audace, sa résolution et sa dex-

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