‹ Cent proverbesChapitre 230 sur 257 · Jifero, nom de mépris donné aux bouchers · texte numérisé non relu

Jifero, nom de mépris donné aux bouchers

térité. C'était merveille que les coups qu'il portait d'estoc et de taille, ses revers, ses parades et son œil toujours au guet pour qu'on ne le prît point par derrière. Bref, ce nouveau Rodomont mena ses ennemis tambour battant, depuis la porte en question jusques au collège de maître Rodrigo, à plus de cent pas de là. Quel homme ! seigneur, quel homme! .

L'alcade, avec orgueil. — Maître Figaro, tous mes alguazils sont de la même trempe ; je me flatte d'avoir l'escouade la plus aguerrie de tout Séville. Si vous voyez Barcino, dépèchez-le moi, je vous en prie.

FiGAfio. — Coraplez sur moi, noble magistrat.

- . (L'alcade sort.)

tïARCINO, passant la tête à travers la porte entre-bàiUée de l'arrière-

boutifiue. — Est-il parti ?-

Figaro. — Sans doute, gros animal. Sa voix t'a dégrisé, ce me semble? . .

Barcixo. — Quelle peur j'ai eue! et quel cierge ne vous dois-je pas? Disposez de moi, seigneur Figaro; la nuit comme le jour, et le jour comme la nuit, je suis à vos ordres.

Figaro. — J'y compte bien, et je t'attends ce soir au coin de la Costanilla, près de la maison du docteur Bartholo. Ne demande ni pour qui, ni pour quoi tu y dois être; sois-y seulement, et je te tiens quitte. J'entends quelqu'un: sauve-toi.

Barcino, senfuyant. — J'y serai, n'en doutez pas. . -

(Entre la Colindrès.) • •■

La Colixdrîcs. — Vous voyez une femme au désespoir.

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